A 19 ans, elle est éventrée, son bébé arraché est entre la vie et la mort

Rédigé par : Dothy, le
Publié dans : Actualites, Monde
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Une scène d’horreur que la police de Chicago n’oubliera pas de sitôt.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une jeune femmes de 19 ans a été retrouvée dans la poubelle d’une maison après quatre semaines de recherches. Marlen Ochoa-Lopez était enceinte et avait atteint son 9éme mois de grossesse quand elle a n’a plus donné signes de vie. Éventrée, son bébé récupéré par ses assassins, l’enfant est entre la vie et la mort. Grâce à des résultats d’ADN, Les coupables sont aujourd’hui identifiés, ils étaient connus de la jeune mère décédée.

Marlen Ochoa-Lopez, 19 ans, éventrée à neuf mois de grossesse

Un meurtre « dégoûtant et vraiment perturbant » a déclaré Eddie Johnson, le chef de la police de Chicago, lors d’une conférence de presse.

Eddie Johnson, le chef de la police de Chicago (à droite)

Marlen Ochoa-Lopez avait besoin d’une poussette double pour son enfant de 3 ans et celui qui arrivait. Elle était étudiante au Lycée Latino Youth de Chicago. D’après ses posts sur le réseau social Facebook, elle n’avait pas de travail et manquait de liquidités. Membre d’un groupe sur Facebook Help a Sister Out, autour de la grossesse, elle souhaitait acheter, échanger ou accepter un don. Une femme a répondu, lui proposant des vêtements neufs et lui demandant de poursuivre la discussion en message privé.

Marlen Ochoa-Lopez, étudiante

Clarisa Figueroa (46 ans) qu’elle a connue en ligne, lui propose des vêtements gratuits pour son futur bébé (un garçon), une aubaine pour la jeune fille de 19 ans qui est sans emploi. Mardi 23 avril, Marlen Ochoa-Lopez, se rend au domicile de Clarisa Figueroa et de sa fille Desiree avant de récupérer son fils de 3 ans à la garderie.

Les trois inculpés, tous présents au moment des faits

Dans la maison de l’horreur, la mère et la fille, dont les intentions ne sont toujours pas élucidées, ont étranglé la future maman à l’aide d’un câble,  puis ont arraché le foetus du ventre de Marlen Ochoa-Lopez, avant d’appeler les urgences. Le service d’incendie de Chicago a reçu un appel à l’aide, depuis la maison où le corps de la jeune mère a été retrouvé, indique Larry Langford, le porte-parole du service des incendies. Des témoins rapportent, avoir vu une femme ensanglantée sous son porche, tenant un bébé dans les bras.

La quadragénaire qui atteste que c’est son nourrisson, aurait été immédiatement hospitalisée et l’enfant récupéré en urgence absolue.

Mais, l’affaire a pris une nouvelle tournure le mardi 7 mai, lorsqu’un ami de la victime a raconté aux enquêteurs les échanges sur Facebook entre Marlen Ochoa-Lopez et Clarisa Figueroa avant qu’elle ne s’évapore. Le même jour, munis d’un mandat de perquisition, les détectives ont découvert de l’eau de Javel, des produits de nettoyage, des lambeaux de vêtements brûlés, du sang sur les sols du salon, de la salle de bain et d’un couloir au domicile de Clarisa Figuerora.

Eddie Johnson, police de Chicago

Le corps de Marlen Ochoa-Lopez était posé dans une poubelle de jardin située dans la cour de Clarisa Figueroa et de sa fille Desiree (24 ans). Elles ont été inculpées de meurtre au premier degré et le mari Piotr Bobak (40 ans), inculpé mais pour dissimulation de crime. La voiture de la victime stationnait encore à quelques pas de la résidence de Clarisa Figueroa. « Des preuves ADN et des entretiens nous ont dirigé vers les trois délinquants qui sont maintenant inculpés », a déclaré  Eddie Johnson, le chef de la police de Chicago.

Les chances de survie du nourrisson qui devaient normalement naître au début du mois de mai, sont très minces.

A WGBO, une chaîne de télévision numérique de Chicago, Yovany Lopez, le conjoint de Marlen Ochoa-Lopez, effondré, a déclaré à la morgue : « Nous avons vécu ensemble pendant quatre ans et maintenant je la vois les yeux fermés. Comment peuvent-ils faire cela en sachant qu’elle a une famille et un fils de 3 ans? » 

Raquel Uriostegui, la mère de la jeune victime réclame justice pour sa fille unique : « Je veux que justice soit rendue pour ma fille, ma fille unique. Cela ne peut pas rester comme ça. »

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy Source WGBO.
Photos Capture d’écran