Aéroport de Guadeloupe : – 50% de passagers en 2020

L’an dernier, l’aéroport Pôle Caraïbe a perdu la moitié de son trafic passagers et est revenu aux niveaux d’activité de l’année 1988. Ce chiffre s’explique essentiellement par l’épidémie de covid-19.

L’année 2020 avait pourtant bien démarré, ce qui permettait d’envisager le dépassement du seuil de 2,5 millions de passagers.

Mais la pandémie de covid-19 a éteint toutes les ambitions, avec « un violent coup d’arrêt de ces projections ».

Avec 1 269 864 passagers traités, l’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes a ainsi perdu près de 50% de son trafic passagers.

« C’est un vrai arrêt à la progression de la structure aéroportuaire ». Les chiffres enregistrés l’an dernier égalent les niveaux d’activité de 1988

Une baisse de 46% vers l’Hexagone

En ce qui concerne les vols vers l’Hexagone, 813 600 passagers ont été transportés contre 1 502 700 en 2019.

Avec la crise sanitaire, les compagnies aériennes qui opèrent la liaison avec Paris ont dû souvent diminuer leurs vols et baisser l’offre de sièges.

En effet, Air Caraïbes, Air France et Corsair sont passés 4 100 vols (en 2019), à un peu moins de 2 700 en 2020.

« Et puis, l’arrêt d’activité de LEVEL compte dans cette diminution avec 310 vols en moins, soit près d’un quart de la baisse de capacité observée ».

Le réseau régional affiche une diminution de 60%

Quant au trafic vers les Iles du Nord, il est en baisse de 40%, avec un peu plus de 116 000 passagers contre environ 192 000, l’an passé.

Saint-Barthélémy, destination soumise à moins de restrictions, s’est maintenu à environ 90% de son niveau de 2019.

En revanche, le trafic vers Saint-Martin a subi une baisse significative de plus de 46%, suite à l’obligation de motifs impérieux de déplacement.

Vers la Martinique et la Guyane, le trafic affiche un recul conséquent de 53% : 207 500 passagers transportés contre 439 000 l’an passé.

Un trafic au point mort vers l’Amérique du Nord et la Caraïbe

Les fréquentations des lignes vers les îles de la Caraïbe et l’Amérique du Nord, ont respectivement chuté de 80% et 70%.

C’est la conséquence directe de la fermeture des frontières des pays concernés, en raison de la pandémie de covid-19.

« C’est un coup dur quant on sait qu’à fin février, le trafic vers la Caraïbe était en progression de 10% » expliquent les dirigeants de Pôle Caraïbe.

Le maintient des mesures de restriction ne devraient pas permettre d’envisager une reprise des liaisons avant la fin janvier, « dans le meilleur des cas ».