Affaire Benalla : Selon des députés « Gérard Collomb ment », Emmanuel Macron doit être « convoqué »

L’affaire Alexandre Benalla a pris une nouvelle tournure ce matin après l’audition du ministre Gérard Collomb.

Depuis les révélations du Monde, le 18 juillet dernier, de nouvelles révélations sont faites chaque jour sur ce qui est devenu l’Affaire de l’Eté. Après la garde à vue de 36 heures d’Alexandre Benalla, et une perquisition à Issy-Les-Moulineaux, son domicile dans les Hauts-de-Seine, ce lundi matin, 23 juillet, c’est au tour du Ministre de l’intérieur de répondre aux interrogations des députés.

Pour répondre aux critiques dont fait l’objet le gouvernement sur cette affaire Benalla, Gérard Collomb était entendu devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

A l’issu d’une confrontation qui n’a pas levé le voile sur l’affaire, le ministre assurant « qu’il ne connaissait pas Alexandre Benalla personnellement, et qu’il pensait qu’il faisait partie des services de police », Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon ont demandé que le Président de la République soit à son tour convoqué par cette même commission.

Selon le leader de la France Insoumise qui s’est exprimé sur Twitter : « Bilan #Colomb. Il ment. Il connaissait #Benalla (…) Il n’y a pas eu d’enquête IGPN le 3 mai (après la manif du 1er mai). Il ne savait rien, #Macron sait tout. »

Quant à Benoît Hamon, l’ancien candidat à la présidentielle à posté une vidéo sur Twitter dans laquelle, il demande à la commission de convoquer le Président de la République.

Tout comme son ami réserviste Vincent Crase, Alexandre Benalla a été filmé à son insu, entrain de frapper et de malmener avec « vigueur » dira son avocat, un couple de manifestant, en marge du rassemblement du 1er mai dernier.

Une scène filmée par plusieurs vidéastes amateurs à la Place Contrescape, à Paris.

Mais Alexandre Benalla, cet homme très proche du président, n’était présent que comme observateur même s’il portait un brassard de policier (orange) et qu’il avait un casque de policier. L’affaire prend alors une tournure grave. Le quotidien Le Monde révèle les faits le 18 juillet, lorsque « le directeur de cabinet Patrick Strzoda confirme au Monde qu’il s’agit d’Alexandre Benalla « chargé de mission » à l’Élysée où il s’occupe de la sécurité.

En pleine révision constitutionnelle, l’Assemblée nationale suspend ses séances devant l’affaire devenue un scandale d’Etat. L’opposition accusant le gouvernement d’avoir délibérément voulu étouffer l’affaire.

Patrick Strzoda, le directeur de cabinet après avoir identifié Alexandre Benalla, précisait dans le Monde « avoir vu les images dès le 2 mai, avoir prévenu le président de la République et avoir sanctionné le collaborateur par une suspension temporaire de 15 jours » (Les Echos).

Deux jours après la publication du Monde, Alexandre Benalla est licencié. Son ami Vincent Crase et trois hauts gradés de la police ont été mis en examen. Ils sont soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéo surveillance à Alexandre Benalla. Des vidéos qui lui auraient permis de préparer sa défense.

Aujourd’hui, les députés réclament la tête du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb et veulent entendre le Président Emmanuel Macron.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
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