Affaire Michel Zecler : Les deux policiers remis en liberté

Rédigé par : Kayleen Jude, le
Publié dans : Actualites, France, Martinique
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Les juges ont ordonné, hier, la remise en liberté des deux policiers écroués, après le passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique martiniquais. Ils sont placés sous contrôle judiciaire stricte, avec interdiction d’entrer en contact avec la victime.

Ces deux policiers, un brigadier et un gardien de la paix, avaient reconnu les coups portés à Michel Zecler, mais avaient nié la motivation raciste.

Mis en examen pour « violences » et « faux en écriture publique », ils avaient été incarcérés le 30 novembre dernier.

Leurs avocats avaient demandé leur remise en liberté. Les juges d’instruction ont donc penché, hier, en leur faveur.

Une caution de 5000 euros

Toutefois, ils restent soumis à un contrôle judiciaire très strict, avec interdiction de détenir une arme et d’exercer la profession de fonctionnaires de police.

Les deux hommes n’ont pas le droit de se rendre dans le 17e arrondissement de Paris, où se situe le studio de Michel Zecler.

Enfin, ils devront s’acquitter d’une caution de 5 000 euros, avec interdiction d’entrer en relation avec la victime et les autres mis en examen.

Quatre policiers impliqués

Car, au total, ce sont quatre policiers qui sont impliqués dans l’interpellation « violente » du producteur de musique martiniquais.

C’était le 21 novembre dernier à Paris. Les caméras de surveillance du studio de Michel Zecler avaient filmé la scène.

Trois agents de police l’avaient frappé à plusieurs reprises, puis en pleine rue. Un quatrième est accusé d’avoir lancé une grenade lacrymogène.

Ils avaient alors parlé de rébellion en rédigeant un « faux » compte rendu, qui avait rapidement été démenti par les images.

La honte du Président de la République

Cette affaire avait fait réagir jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Emmanuel Macron avait parlé de « honte face à des comportements inacceptables ».

Interrogée hier par l’AFP, Maître Caroline Toby, l’avocate de Michel Zecler, s’est dite surprise de ces mises en liberté, qui interviennent :

« Avant qu’une confrontation n’ait eu lieu entre la victime et les policiers, alors qu’ils continuent de contester certains faits malgré les évidences ».