Agression de Patrick Balkany : La version de la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA)

KJeudi 5 septembre dans l’après-midi, une altercation, dont les circonstances restent encore à déterminer, a eu lieu entre Patrick Balkany,  maire de Levallois-Perret et des membres de la LDNA, Ligue de Défense Noire Africaine. Ces derniers s’étaient rendus à Levallois-Perret à la boulangerie de madame Pauline en conflit avec la mairie, et c’est là que tout a commencé.

Patrick Balkany dénonce « insultes », « bousculades » et « tensions » dans le communiqué ci-dessous, publié sur Twitter :

Si l’échange avec les deux militants s’est d’abord déroulé dans le calme, ceux-ci ont ensuite haussé le ton et ont pris à partie le Maire, lui reprochant de ne pas intervenir dans un conflit d’ordre privé opposant une commerçante de la ville aux co-propriétaires de l’immeuble. Face à l’impossibilité de dialoguer dans le calme, Patrick Balkany a souhaité mettre fin à la conversation et regagner l’Hôtel de Ville.

Les deux hommes l’ont alors suivi, invectivé et insulté tout au long du chemin menant à l’Hôtel de Ville , filmant une partie de la scène , en ayant des propos insultants et diffamatoires tout en cherchant le contact physique . L’un des deux hommes a bousculé le Maire et 1′ a attrapé par l’épaule, cherchant clairement à faire dégénérer la situation. Deux Levalloisiennes se sont interposées. Elles ont été, elles aussi, prises à partie et bousculées par les deux hommes. L’une d’entre elle, ancienne élue de la Ville, a reçue des menaces de mort lors de cet incident.

Patrick Balkany a pu regagner l’Hôtel de Ville après plusieurs minutes d’insultes, de bousculades et de tensions.

Les deux militants de la LDNA ont été interpellés puis mis en garde à vue. Patrick Balkany a déposé plainte pour menaces et acte d’intimidation sur une personne exerçant une fonction publique. Une enquête a été ouverte par la Sûreté départementale.

La garde à vue des deux militants a été prolongée de 48 heures, ils seront déférés à huit clos devant le procureur de la République au Tribunal de grande Instance de Nanterre ce samedi matin 07 septembre 2019 à partir de 10h30.

La LDNA pour sa part, réfute toutes ces accusations et dénonce une garde à vue « abusive ». Dans un communiqué publié sur Facebook, l’association a donné sa version des faits ( à lire ci-dessous :

Cette garde à vue des deux militants est non seulement abusive mais elle n’a surtout pas lieu d’être car nous sommes ici dans le cas classique de victimes véritables d’agressions à qui l’on cherche de faire endosser le rôle inverse.

En effet jeudi après midi 05 septembre alors que le parole de la LDNA et un de nos militants étaient à Levallois-Perret à la boulangerie de madame Pauline située à l’avenue du Président Wilson dans le cadre d’une simple visite de suivi régulier, ils ont été témoins d’une tentative d’intimidation sur la personne de madame Pauline exercée par le maire de la ville de Levallois-Perret en personne à savoir monsieur Patrick Balkany.

La commerçante n’a eu de cesse de dénoncer le fait qu’elle soit victime régulièrement de tentatives d’intimidations et accompagnées parfois d’agressions physiques par des personnes de la ville cherchant à lui faire fermer boutique.

Voyant le comportement de monsieur Balkany un échange s’en est suivi avec lui et les militants.

La discussion qui au départ se déroulait calmement a pris une autre tournure quand monsieur Balkany a changé d’attitude et eu un comportement particulièrement violent et a agressé physiquement et verbalement le porte parole de la LDNA.

L’autre militant qui l’accompagnait pour sa part a été agressé verbalement par des personnes accompagnant monsieur Balkany.

Puis l’agression physique n’étant pas suffisante, monsieur Balkany s’est permis d’insulter les militants en leur disant «que la merde ce n’était pas dans sa ville», puis cherchant à les intimider il leur a dit aussi qu’ils leur faut «retourner à St Denis c’est là où il y’a la merde».

Et ne s’arrêtant pas en si bon chemin il les a ensuite purement et simplement menacé en leur ordonnant de quitter «SA VILLE» ou sinon que cela allait «chauffer pour eux».
Comme ce n’était toujours pas suffisant monsieur Balkany voulant intimider les militants leur a dit qu’il les emmenaient au commissariat, ce à quoi le porte parole de la LDNA lui a répondu calmement «et bien allons y pas de problème ».

Nos avocats se chargeront d’y apporter une réponse pénale en bonne et dû forme.
Nous exigeons la libération immédiate des militants abusivement poursuivi.

La LDNA

Photo : Facebook LDNA