Agression Michel Zeclerc : Réaction de la CGTM suite à l’agression du producteur martiniquais

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Réaction de la CGTM suite à l’agression du producteur de musique martiniquais Michel Zecler par des policiers à Paris :

L’agression dont a été victime Michel ZECLER, homme noir d’origine martiniquaise, le 21 novembre 2020, constitue une expression de plus de la dérive totalitaire du gouvernement Macron.

Michel ZECLER a été sauvagement pris à partie par trois policiers qui l’ont roué de coups, en pénétrant de force dans son lieu de travail. Il s’agit d’un studio d’enregistrement, donc un espace privé, situé dans le 17ème arrondissement de Paris. Les policiers ont également continué leurs œuvres dans la rue, après l’appel de renforts et l’avoir forcé à sortir en le gazant avec une grenade lacrymogène. Il aurait pu en mourir.

Michel ZECLER a été placé en garde à vue durant 48 heures sous les accusations de « rébellion » et « agression sur agents dépositaires de l’autorité publique ». Fort heureusement, les scènes ont été filmées par la caméra de son immeuble et par des voisins. Les images ont permis de rétablir la réalité des faits. Sans cette preuve par l’image que fournissent les caméras de l’intervention policière contre Michel ZECLER, ce dernier serait en prison sur la base d’un procès-verbal mensonger rédigé par des agents assermentés et aurait écopé d’une sévère condamnation.

Ces faits sont intervenus au moment où une proposition de loi dite « sécurité globale » est en cours d’élaboration et de discussion pour interdire de filmer les policiers et leurs débordements répressifs. Le prétexte avancé est de les protéger, ainsi que leur famille, de la possibilité d’actes revanchards. Cette forme de représailles est statistiquement très exceptionnelle et est déjà sanctionnée par la loi. Mais elle donne l’occasion au gouvernement d’en ajouter à son arsenal répressif.

Michel ZECLER est bien une nouvelle victime, non seulement de la violence policière, mais aussi du racisme qui gangrène la police. En effet, pour certains, un homme noir dans un beau quartier de la capitale ne peut être qu’un délinquant, un trafiquant, un cambrioleur ou pire. C’est ce délit de faciès que subissent quotidiennement de nombreuses personnes issues de l’immigration.

Sous couvert de crise sanitaire et de volonté de protéger les forces dites de l’ordre, le gouvernement et sa majorité parlementaire mettent en place toute une panoplie de lois liberticides. La proposition de loi dite « sécurité globale » est leur dernière création.

Défendre nos libertés dont celle de filmer les interventions policières, défendre la liberté de la presse, défendre la liberté de manifester : ces principes et ces valeurs sont non négociables. Et la proposition de loi dite « sécurité globale » n’est rien d’autre qu’un encouragement à la délinquance policière.

CETTE PROPOSITION DE LOI N’A PAS LIEU D’ETRE ET DOIT ETRE PUREMENT ET SIMPLEMENT RETIREE ET LES POLICIERS COUPABLES DE L’AGRESSION DU 21 NOVEMBRE 2020 SANCTIONNES.

G. Jean-Marie