Alfred Marie-Jeanne demande à Emmanuel Macron de « rouvrir tous les commerces sans exception » en Martinique

Ce jeudi 5 novembre 2020, Alfred Marie-Jeanne, a reçu les membres du Collectif « Les Noms Essentiels », qui tenaient à l’informer et l’alerter sur la situation du secteur économique face à la décision du Gouvernement de confiner à nouveau la Martinique. Il a décidé d’intervenir au plus haut niveau de l’Etat pour espérer qu’une réponse adéquate aux particularismes de « notre territoire soit prise ». Ainsi, en accord avec le Collectif, il a rédigé un courrier à l’intention d’Emmanuel Macron, faisant propositions de mesures adaptées à la réalité martiniquaise comme « rouvrir tous les commerces sans exception, dans le respect des règles sanitaires »

Dans son courrier, Alfred Marie-Jeanne a proposé au Président de la République de prendre les dispositions suivantes à effet immédiat :

– Rouvrir tous les commerces sans exception, dans le respect des règles sanitaires ;
– Interdire la vente d’alcool à emporter à partir de 20h ;
– Adapter le Plan sanitaire aux activités sportives et nautiques en fonction du lieu et de la superficie d’accueil ;
– Autoriser la navigation de plaisance et de loisirs nautiques sous contrôle de la sécurité maritime, avec demande de tests obligatoires et un cahier des charges à respecter en terme de plan sanitaire strict, pour toutes les arrivées de bateaux.

En ce qui concerne la tradition de « Chanté Nwel », il est suggéré de mettre en oeuvre un plan de faisabilité, à partir du 01 décembre 2020.

« Monsieur le Président, revoir les modalités du confinement en Martinique n’est pas une hérésie, elle relève de la survie des petites et moyennes entreprises qui composent plus de 90% du tissu économique. Ne soyez pas insensible à ces revendications légitimes » poursuit-il dans son courrier ci-dessous. Une copie a été adressée au Premier Ministre, au Ministre des Outre-mer et au Préfet de la Martinique :

Monsieur le Président de la République

Contre toute attente, alors que vous aviez annoncé une concertation, le confinement a été imposé en Martinique. Une fois de plus les décisions qui nous concernent ont été prises sans notre aval et leurs conséquences n’ont pas été anticipées. Les entreprises martiniquaises m’ont exprimé leur mal-être, leur incompréhension et leurs difficultés actuelles face à la décision unilatérale du Gouvernement de confiner la Martinique.

Artisans, artistes, commerçants, propriétaires de salle de sports, esthéticiennes et coiffeurs restaurateurs, représentants de l’évènementiel, des activités nautiques, des loisirs, tous sans exception le vivent comme une injustice.

Je ne peux rester indifférent à leur alerte que je comprends et partage. La notion d’« essentiel » est péjorative et réductrice et lesdits « non-essentiels » sont l’essence de la vie en Martinique.
Nos entreprises ont besoin de travailler pour survivre sainement et ne pas simplement se voir réduire à la mendicité de l’aide publique, quelle que soit son utilité.
Elles s’engagent à continuer d’assurer leurs prestations dans le respect des obligations sanitaires et de distanciation et à assumer toutes leurs responsabilités.
En conséquence, je vous propose les dispositions suivantes à effet immédiat :
– Rétablir le couvre-feu commercial à 23h ;

– Rouvrir tous les commerces sans exception, dans le respect des règles sanitaires ; – Interdire la vente d’alcool à emporter à partir de 20h ;

– Adapter le Plan sanitaire aux activités sportives et nautiques en fonction du lieu et de la superficie d’accueil ;

– Autoriser la navigation de plaisance et de loisirs nautiques sous contrôle de la sécurité maritime, avec demande de tests obligatoires et un cahier des charges à respecter en terme de plan sanitaire strict, pour toutes les arrivées de bateaux.

En ce qui concerne la tradition de « Chanté Nwel », il est suggéré de mettre en oeuvre un plar de faisabilité, à partir du 01 décembre 2020.

Bien évidemment, le suivi de l’évolution de la situation sanitaire permettra d’adapter au besoin, ces propositions.
Monsieur le Président, revoir les modalités du confinement en Martinique n’est pas une hérésie, elle relève de la survie des petites et moyennes entreprises qui composent plus de 90% du tissu économique.
Ne soyez pas insensible à ces revendications légitimes.

Alfred Marie-Jeanne

La délégation du collectif « Les Noms Essentiels » était composée de représentants d’artisans, d’artistes, de commerçants, de coiffeurs, d’esthéticiennes, de propriétaires de salle de sport, de représentants de l’évènementiel, d’activités nautiques, de restaurateurs. Ils sont intervenus tour à tour, pour exprimer leur détresse et révolte face à ce qu’ils considèrent une véritable injustice, alors même qu’ils avaient mis en place des protocoles sanitaires appropriés à chacune de leur profession et investis en ce sens.