Appel à la grève reconductible à partir du 5 Février 2019 en Martinique

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La CGTM (Confédération générale du Travail de Martinique) a déposé à la préfecture, un préavis de grève de 24 heures reconductible qui débutera le mardi 5 février 2019.

Dix ans après le mouvement social du 5 février 2009 qui a paralysé l’île pendant 38 jours, le syndicat CGTM appelle  «l’ensemble des salariés de Martinique, et notamment tous les agents de la Fonction Publique (Territoriale, Hospitalière, Etat) et les salariés assurant une mission de service public » à faire grève et à manifester le mardi 5 février 2019.

Le mouvement concerne «l’urgence sociale». Les revendications sont nombreuses, en particulier une hausse des salaires et des minimas sociaux, et une réforme de la fiscalité.

Cette grève prévue le 5 février 2019 est à l’échelle nationale, puisqu’elle a été lancée par la CGT, qui appelle « l’ensemble des français salarié·e·s, les agent·e·s, les jeunes comme les retraité·e·s, les privé·e·s d’emploi à faire grève« . Aussi de nombreux Gilets Jaunes se posent la question de faire grève aux côtés des syndicats.

Ci-dessous les revendications de la CGTM :

Territoriale (CTM)
 Fonctionnement et conditions de travail (Direction de l’Action Sociale, collèges et lycées)

Territoriale (Municipaux)
 Non respect de l’accord du 10 mars 2009

Organismes sociaux
 Gel de la valeur du point et absence de déroulement de carrière
 Suppressions de postes et non remplacement de tous les départs par des embauches en CDI

Santé
 Effectifs et matériel insuffisants  Revalorisation des salaires
 Effacement de la dette du CHUM

Ouvriers agricoles
 Dépistage gratuit des ouvriers en contact avec des produits phytosanitaires.  Revalorisation des retraites des ouvriers agricoles.

Education nationale
 Suppressions de 101 postes d’enseignants et d’administratifs en 2019 ;
 Blocage de la valeur du point d’indice
 Réforme de l’Enseignementet du bac (Lycée professionnel et Lycée Général et Technologique)  Conditions de travail

Revalorisation des salaires, des pensions et des minima sociaux à hauteur minimale de 1800 euros nets par mois