Assassinat de Jovenel Moïse : Son épouse, blessée dans l’attaque, est soignée en Floride

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Caraïbe
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Le président Jovenel Moïse 53 ans a été tué à son domicile par un commando armé vers 01h00 locale, dans la nuit de mardi à mercredi. « La Première dame est hors de danger, elle est soignée en Floride, et selon les informations que nous avons, sa situation est stable », a affirmé mercredi soir à la télévision, Claude Joseph, premier ministre par intérim.

D’après le juge chargé de l’affaire, cité par la presse locale, le corps  Jovenel Moïse a été retrouvée criblée de 12 balles, son bureau et sa chambre ont été saccagés. L’épouse du président, Martine Moïse, gravement blessée lors de l’attaque, a été évacuée par avion vers Miami. Elle serait hors de danger selon Claude joseph, le premier ministre.

La fille du président, Jomarlie, se trouvait au domicile au moment de l’attaque mais s’est cachée dans une chambre à coucher, a précisé le magistrat Carl Henry Destin au journal « Le Nouvelliste ».

Selon le Premier ministre par intérim Claude Joseph, les assaillants étaient « des étrangers qui parlaient l’anglais et l’espagnol ». La police a indiqué mercredi soir avoir pourchassé les membres présumés du commando aussitôt après l’attaque et être toujours « engagée dans la bataille avec ces assaillants ».

Depuis cette nuit nous nous battons contre eux », a déclaré dans une allocution à la télévision le directeur général de la police nationale d’Haïti, Léon Charles. « Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle », a-t-il ajouté. « Trois policiers qui avaient été pris en otage ont été récupérés », a-t-il précisé.

Aucune autre information sur les auteurs de l’assassinat n’a été divulguée.
Plus tôt, le Premier ministre Claude Joseph avait annoncé dans un discours en créole avoir décidé de « déclarer l’état de siège dans tout le pays », octroyant des pouvoirs renforcés à l’exécutif pour quinze jours. Appelant la population au calme, il a promis que « les assassins paieraient pour ce qu’ils ont fait devant la justice ».

Selon l’ambassadeur haïtien aux Etats-Unis, Bocchit Edmond, le commando était composé de mercenaires « professionnels » s’étant fait passer pour des responsables de l’agence américaine antidrogue.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunira en urgence jeudi, a réclamé que les auteurs de l’assassinat « soient rapidement traduits en justice ».