Blocage des collèges et lycées : Déclaration d’Alfred Marie-Jeanne

Ci-dessous, la déclaration d’Alfred Marie-jeanne, Président du Conseil Exécutif de la CTM sur le blocage des collèges et lycées depuis la semaine dernière.

« Contrairement à ce qui est délibérément et fallacieusement répandu par ceux qui cherchent à déstabiliser la CTM et partant, la Martinique, tous les emplois de contractuels saisonniers dans les collèges et lycées qui m’ont été soumis par les chefs d’établissements ont été pourvus.

  • Dans le cadre des responsabilités qui incombent à notre Collectivité, tout a été mis en oeuvre pour une rentrée sereine dans les établissements du secondaire :
  • lancement de l’exploitation du TCSP,
  • réalisation de travaux de réparation et de mise en conformité des établissements, affectation de personnels sur les postes proposés par les chefs d’établissements. Je précise sur ce point, que certains contractuels non reconduits dans un premier temps, ont été rappelés pour répondre aux besoins supplémentaires indiqués par les chefs d’établissements, et que cinquante-trois postes ont été créés pour couvrir ces nouveaux besoins. Ce sont donc 53 familles qui, cette année, sortiront de la précarité.

Dans la mesure des moyens financiers de notre Collectivité, je continuerai de pourvoir aux besoins des collèges et lycées.

Il est inconcevable, voire indigne, qu’une opposition politicienne déclenche un mouvement de protestation sans fondement dont les conséquences multiples sont catastrophiques pour notre pays.

Cette manipulation perverse porte préjudice à la communauté scolaire et aux familles martiniquaises, en interdisant violemment l’accès des élèves, des enseignants et des autres personnels aux établissements.

La désinformation organisée ne saurait permettre le progrès et le développement de notre pays.

Je dénonce en outre le blocage de certains services de la CTM en cette période de rentrée. Cette action hypothèque notre capacité à procéder aux paiements des prestations de nos compatriotes les plus fragiles et au versement, dans les délais, des salaires des agents.

Je respecte le droit de grève. Mais que d’excès on commet en son nom.

A-t-on le droit de bloquer systématiquement l’accès à l’éducation en mettant en difficulté nos élèves, les familles et la population martiniquaise ?

Martinique, le mercredi 19 septembre 2018″