Bouclier Qualité Prix : Etat des lieux ….

Vues : 3

bouclier-qualite-prix-signature-2

Hier, mardi 10 septembre, s’est déroulé en préfecture, la réunion de l’observatoire des prix, des marges et des revenus sous la présidence de Jean-Luc MARON.

Parmi les principaux sujets abordés, le bouclier prix et un état des lieux depuis son entrée en vigueur le 15 mars dernier, l’évolution des services et tarifs bancaires depuis la loi Lurel sur la régulation de l’économie du 22 octobre 2010 et la future mise en place de l’étude sur le coût de l’Automobile.

Un bon démarrage pour le BQP

La question brûlante et controversée du Bouclier Qualité Prix a fait l’objet d’un consciencieux suivi depuis début septembre. Il en ressort que la loi est relativement bien respectée par l’ensemble des acteurs concernés.

En effet, l’obligation d’informer le consommateur par l’affichage de la liste des produits à l’entrée du magasin ne pose aucun problème. Excepté un manque de visibilité pour les magasins de superficie plus petite. Les petites surfaces rencontrent aussi des difficultés structurelles : le réapprovisionnement est moins aisé pour contrer l’indisponibilité temporaire des produits. Point positif : d’une manière générale aucun dépassement de prix n’a été constaté et mieux encore, les enseignes contrôlées proposent des prix totaux inférieurs à ceux établis avec l’Etat. Jean-Luc Maron qualifie les premiers résultats de plus qu’encourageants bien conscient que les problématiques de réapprovisionnement et de substitution des produits restent encore à travailler. Les actions de L’Observatoire bien sûr continueront main dans la main avec la Cellule Vie chère qui va être activée au niveau territorial, le « bras armé » qui représentera  l’appui technique de l’OPR.

Des disparités de tarifs en fonction des services bancaires

Depuis 2009, une baisse des tarifs bancaires a été constatée en Martinique en restant malgré tout au-dessus de la moyenne nationale. Cette variation de tarifs dépend de si le back office, c’est-à-dire les services administratifs, se trouve sur le territoire ou en métropole ; ce qui est différent selon les établissements. Les services administratifs de Martinique restant les plus chers. Les résultats de cette enquête menée par l’IEDOM sont publiés dans le détail sur leur site web.

Le coût de l’automobile à l’étude

L’objectif de cette étude, lancée courant octobre 2013, est de d’évaluer le coût supplémentaire d’une voiture en Martinique pour un usager équivalent par rapport à un consommateur de métropole (financement, assurance, investissement, entretien, carburant). Tous les pôles de dépenses  seront passés au crible, de l’importation jusqu’à l’entretien, et mis au regard des mêmes données dégagées en métropole. L’étude, menée conjointement en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, représentera une base pour des propositions susceptibles de réduire l’écart constaté. Elle devrait aboutir en mai 2014.