Brexit : L’Angleterre recrute d’urgence des infirmières de la Caraïbe aux Philippines

Au Royaume Uni, les effets du Brexit sont ressentis jusque dans les hôpitaux. Et, pour pourvoir d’urgence les postes vacants d’infirmières de haut niveau, certains hôpitaux font appel à des recruteurs au delà de la zone européenne.

Au Sud-est de l’Angleterre, les hôpitaux d’Oxfordshire luttent depuis plusieurs années pour combler des postes d’infirmières, une situation rendue « encore plus désespérée » par le fait que le recrutement dans l’UE (Union Européenne) a diminué de moitié depuis le référendum de 2016. Pour faire face à cette pénurie, Le complexe OUH (Oxford University Hospitals), qui gère l’hôpital John Radcliffe, l’hôpital Churchill, le centre orthopédique Nuffield (NOC) à Oxford et l’hôpital Horton General à Banbury, décide d’accueillir des infirmières hors d’Europe.

Près de 40 nouvelles recrues venues d’Inde, des Philippines, des Caraïbes, du Moyen-Orient, d’Afrique et des États-Unis arrivent aux hôpitaux de l’Université d’Oxford pour pallier à cette pénurie de soignantes. 70 infirmières internationales entrent au Royaume Uni au cours de l’année 2018. La même année où débute la campagne de recrutement international, les recruteurs se sont rendus en Inde deux fois et aux Philippines une fois.

Une prochaine visite en Inde est prévue en mars, tandis que des entretiens Skype avec le Moyen-Orient, l’Afrique, les Caraïbes et les États-Unis ont lieu tous les mois.

 

L’impact du Brexit est bien réel. En janvier dernier, le tabloïd anglais Oxford Mail a chiffré les conséquences du Brexit sur le recrutement et le maintien en poste d’infirmiers en Angleterre. Si le nombre de personnes arrivant de l’étranger a augmenté de 230 entre 2015 et 2016 à 386 ces deux dernières années, de 809 entre 2015/16, le nombre d’infirmières venant d’Europe est tombé à 395 entre 2017 et 2018.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Oxford mail/OUH Oxford/Sutter Health