Brume de sable en Martinique : La préfecture prend un arrêté «pollution de l’air »

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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La Préfecture de Martinique a pris vendredi 26 juin un arrêté « Pollution de l’air » dans le cadre de l’alerte rouge à la pollution atmosphérique déclenchée à la suite du nouvel épisode de brume de sable qui traverse l’île.

Cette mesure s’applique à l’ensemble de la Martinique à partir du vendredi 26 juin 2020 et ce jusqu’à ce que la procédure d’alerte soit levée par Madininair.

L’alerte rouge déclenchée, jeudi, est maintenue ce vendredi en raison de l’intensité du nuage de brumes de sable. L’alerte sera maintenue samedi.

En Martinique, l’indice de qualité de l’air atteint 10 (très mauvais), soit le niveau le plus élevé sur l’échelle en terme de pollution. Selon Madininair, l’indice ATMO du jour est de 10 sur 10, soit un air très mauvais et ça devrait être la même chose pour la journée de samedi 27 juin.

Pour faire face à cet épisode de pollution la préfecture a mis en place tout une série de mesures d’urgence. Il est notamment demandé aux personnes vulnérables de se protéger et d’éviter les exercices physiques en extérieur.

« Compte tenu de la persistance du phénomène et de son intensité, des mesures d’urgence ont été pris afin de réduire l’exposition de la population à cette pollution de l’air et de limiter les émissions de particules », lit-on dans un communiqué de la préfecture.

Voici le détail des mesures d’urgence mises en œuvre à compter du 26 juin 2020
Mesures restrictives
Activités physiques
– Les activités physiques sont interdites au sein des établissements scolaires durant les jours de classes, ainsi qu’au sein des structures d’accueil de mineurs ou d’enfants
Rappel pour le secteur résidentiel et tertiaire
– Le brûlage des déchets verts à l’air libre est interdit
Recommandations
Activités physiques
– Limiter les activités physiques et sportives autant en plein air qu’à l’intérieur

Déplacements
– Limiter l’usage des véhicules automobiles individuels
– Pratiquer si possible le covoiturage ou emprunter les réseaux de transport en commun
– Privilégier, pour les trajets courts, les modes de déplacements doux (marche, vélo, etc.)
– Différer si possible les déplacements internes aux agglomérations
– Réduire les déplacements automobiles non indispensables des entreprises et des administrations, adapter les horaires de travail, privilégier le télétravail
Travaux

– Reporter les travaux générateurs de poussières comme les chantiers de démolition ou autres du même type ne peuvent être réalisés que si un arrosage ou autre procédé permettant l’abatage des poussières est mis simultanément en œuvre
– Reporter les travaux du sol
– Limiter tous travaux nécessitant l’emploi de solvants organiques ou de matières à base de solvants
– Limiter les travaux d’entretien ou de nettoyage (tonte, peinture, rénovation, etc.)

Pour le secteur Industriel
– S’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de dépoussiérage
– Reporter certaines opérations émettrices de composants organiques volatils (COV) : travaux de maintenance, dégazage d’une installation, chargement ou déchargement de produits émettant des COV en l’absence de dispositif de récupération des vapeurs, etc
– Reporter certaines opérations émettrices des particules ou d’oxydes d’azote
– Réduire l’utilisation de groupes électrogènes
Pour le secteur agricole
– Reporter les épandages
– Recourir à des enfouissements rapides des effluents

Autres
– Éviter les barbecues (ou boucans) et reporter l’allumage des fours à charbon.
– Éviter l’utilisation de groupes électrogènes pendant la durée de l’épisode de pollution sous réserve du maintien des conditions de sécurité
– Maîtriser la température à l’intérieur des bâtiments (limiter la climatisation)

Consulter ici l’arrêté préfectoral relatif aux mesures d’urgence