Burkina Faso : Les films ultramarins (hors compétition) au Fespaco 2019

Participer à un Festival de cinéma c’est avant tout partir à la conquête d’un prix comme celui de l’Étalon d’Or de Yennenga au Burkina Faso. Mais pour d’autres réalisateurs, être retenu dans un événement qui célèbre le cinéma, se traduit comme un pari gagné. Au milieu des films en compétition il est bon ton d’annoncer également ses dernières productions et de les faire connaître à l’international. Pour le cinquantenaire du Fespaco, de nombreux longs et courts-métrages sont programmés dont certains tournés aux Antilles ou dans l’Océan Indien. Les projections sont organisés dans plusieurs salles décentralisées de la ville de Ouagadougou.

Dimanche 24 Février 2019 à Canal Olympia se jouait « Dèyè mas la », un film du guadeloupéen Dimitry Zandronis.

Le film « Dèyè mas la » qui signifie (Derrière le masque), met en exergue les divers aspects, son origine, le point de vue social et identitaire du carnaval, une véritable institution aux Antilles. Durant deux ans, le réalisateur et sa troupe ont suivi des groupes, des hommes et des femmes, des musiciens dans le but de saisir « cette part de mystère, voire de mysticisme » qui se créée durant la période carnavalesque. En tournant ce court-métrage, l’objectif, écrit Dimitry Zandronis, était de scruter l’âme de Vaval, le Roi du Carnaval. « Notre intention était de faire un très beau film esthétiquement, mais surtout d’y associer une réflexion sur ce moment de vie qui suspend le pays tout entier le temps d’une saison, jusqu’à l’enterrement de Vaval (le mercredi des Cendres), qui marque le début du carême chrétien.» 

Toujours à Canal Olympia, les spectateurs ont pu suivre deux épisode du « Rêve français », réalisé par Christian Faure.


Pour concrétiser ce projet imaginé par France Zobda, Christian Faure s’est entouré d’une solide équipe comprenant Sandro Agénor, Alain Agat, les scénaristes et France Zobda, la Productrice d’Eloa Prod. L’idée de la martiniquaise : « Mettre au jour des faits souvent inconnus des Antillais eux-mêmes ».
« De 1963 à nos jours, des familles d’Outre-Mer vont connaître des destins mêlés et singuliers entre leurs terres d’origine et la Métropole. Le Bumidom (Bureau de Migration d’Outre-Mer) déclencha de nombreux départs d’Ultra-Marins entre 18 et 35 ans avec l’appel de la Loi Debré, leur proposant une vie meilleure, un « El Dorado » suite à la crise et au chômage dûs à la fermeture des industries sucrières. Samuel, Doris, originaires de Guadeloupe et Charley, de la Réunion sont de ceux qui ont franchi le cap de leur « Rêve français » faisant de notre France celle qu’elle est aujourd’hui, une France empreinte de cette richesse culturelle, de cet imaginaire du « tout-Monde ». (Equipe du Film)

Des films au programme tout au long du Festival qui se déroule du 23 au 2 mars 2019.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
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