Caraïbes : Les mérous de Nassau désertent leurs lieux de reproduction

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Selon une étude publiée dans le magazine en ligne Cayman Compass, à part les îles Caïmans, les populations de mérous de Nassau (ou mérous rayés), diminuent fortement dans les sites situés autour de Grand Cayman. Le mérou de Nassau est classé depuis 2003  « espèce en danger » sur la liste rouge des espèces menacées.

Des centaines, parfois des milliers, de mérous de Nassau (mérous rayés), se rassemblent pour se reproduire autour des Îles Caïmans.
Particulièrement solitaires et liés à leurs territoires, les mérous se rassemblent pour se reproduire. Le phénomène se produit généralement en janvier ou en février et est essentiel à la survie de l’espèce. C’est pourquoi une délégation de scientifiques, de décideurs et de bénévoles se regroupent chaque année, en apportant de nouvelles méthodes et technologies pour surveiller la santé des poissons les plus emblématiques de la Caraïbe

Le ministère de l’Environnement des îles Caïmans, surveille les sites dans le cadre du projet « Grouper Moon » autour des trois îles Caïmans ainsi que la « Reef Environmental Education Foundation », depuis 2002.

Sur trois sites autour des îles Caïmans, des scientifiques se sont réunis pour étudier l’évolution de la population.

Le diagnostic global est mitigé, selon Croy McCoy, du ministère de l’Environnement.
« Little Cayman est la vraie réussite. C’est maintenant le plus grand regroupement de mérous de Nassau (mérous rayés) que nous connaissons dans le bassin des Caraïbes, ce dont tous les Caïmanais devraient être fiers. »

Par contre, a rapporté Croy McCoy, au Grand Cayman, la quantité de mérou est faible. Bradley Johnson, un agent de recherche du ministère de l’Environnement, a déclaré que les populations de mérous avaient diminué autour de l’île principale.

 

Selon Croy McCoy « la politique actuelle de protection des sites contre la pêche pendant la saison de reproduction est suffisante actuellement  pour protéger l’espèce, à condition que l’interdiction soit respectée. Ce sont les maternités de l’océan », a-t-il expliqué. « Si vous tuez les mères à la maternité, ce n’est pas étonnant que vous n’ayez pas une population croissante, mais une population en déclin. »

Le ministère de l’Environnement encourage également les restaurants à retirer le mérou de Nassau, des menus, à certaines périodes de l’année.

Le mot mérou vient de l’espagnol « mero » qui veut dire seul, en rapport avec son comportement assez solitaire et peu farouche. Son nom anglais : grouper ou groper, vient du portugais « garupa » qui veut dire « croupe ».

Le mérou est un poisson osseux de la famille des Serranidés. Sa chair étant très appréciée, c’est un poisson très souvent pêché voire surexploité dans le monde.

Les mérous changent de sexe en vieillissant. En effet, ils sont hermaphrodites protogynes, c’est à dire qu’ils commencent leur vie d’adulte en tant que femelles et à partir d’une certaine taille et d’un certain âge, ils deviennent mâles. (UltraMarina)

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images UltraMarina/Source Cayman Compass