Castaner déconseille les « projections » de vacances d’été, « ce n’est pas sérieux , il faut attendre »

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France, Guadeloupe, Guyane, Martinique
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A huit jours de l’échéance du déconfinement en France, le ministre de l’Intérieur a fait le point, dimanche, sur plusieurs sujets en suspens dont celui des prochaines vacances d’été.

Christophe Castaner, qui était l’invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI s’est pourtant montré confiant quant à un de déconfinement le 11 mai, en décalage avec son collègue de la Santé, Olivier Véran, plutôt prudent.

« Notre objectif est le déconfinement pour l’ensemble du territoire national dès le 11 mai. C’est notre objectif et nous allons l’atteindre, j’en suis convaincu », a affirmé le ministre de l’Intérieur.
A l’inverse, le ministre de la Santé dans une interview au Parisien, avait indiqué la veille, samedi 2 mai, que la date du deconfinement pourrait être revue, en cas de relâchement.
Si le ministre de l’Intérieur reste confiant, il écarte toutefois, pour le moment, l’hypothèse de règles plus souples dans les territoires où le virus circule moins.

Il faut attendre pour faire des projets de vacances

S’agissant des , vacances d’été, il a estimé que : « Faire des projections à dix semaines, ce n’est pas sérieux. Il faut attendre ».
« Il y aura des vacances cet été, mais elles ne seront peut-être pas identiques à celles qui étaient l’habitude de certains les autres années. (…) Quand le risque est aussi élevé, il faut l’encadrer, ce que nous faisons aujourd’hui avec tous les pays européens », a expliqué Christophe Castaner.

« Notre objectif est d’avoir une doctrine européenne pour accompagner une réouverture des frontières. Je ne vais pas vous annoncer de date maintenant », a dit le ministre.
Il a prévenu que « les frontières, même dans l’espace Schengen, resteront fermées jusqu’à nouvel ordre ».

La règle des 100 km

A propos de la règle des 100 km, le ministre a concédé que « cette distance n’est ni parfaite, ni scientifique. »
« Elle peut être considérée comme arbitraire, mais elle permet d’éviter des déplacements inutiles. Elle restera en vigueur, que l’on soit dans un département vert ou rouge. Dans tous les cas, il faut limiter au maximum les mobilités », a-t-il dit, ajoutant « sinon un département vert deviendra rouge en deux semaines. »
« Nous déterminerons cela dans la semaine, mais des contrôles seront mis en place pour la faire respecter », a-t-il prévenu.

Port du masque dans les transports en commun

A propos du port du masque obligatoire dans les transports en commun, a précisé que les passagers qui n’en porteront pas « feront courir un risque aux autres personnes dans le wagon, et devront donc en descendre pour rentrer chez eux ».

Retour des Parisiens confinés

S’agissant du retour des Parisiens confinés à plus de 100 km il a indiqué :
« nous n’interdisons pas aux Français de rentrer chez eux pour reprendre leur travail ou scolariser leurs enfants à partir du 11 mai. Quand ils sont partis, avant le confinement, ils avaient le droit de partir. Ils ont donc la possibilité de rentrer à leur domicile principal ».
Toutefois Olivier Véran a souligné qu’ils « devront justifier ces déplacements avec une attestation dérogatoire. »
Le ministre a prévenu qu’un « haut niveau de contrôle sera maintenu sur les routes ».

Pas de nouvelle attestation pour les transports

Le ministre a ajouté qu’il n’y aurait pas de nouvelle attestation pour les transports en commun, balayant la demande de Valérie Pecresse qui souhaitait le maintien d’une attestation pour prendre les transports en commun, sous peine d’amende de 135 euros, à partir du 11 mai.
« Ce que je ne souhaite pas, c’est que l’on réinvente un dispositif d’attestation pour se déplacer », a répondu le ministre.
La présidente de la région Ile-de-France souhaitait ainsi mieux organiser les flux de voyageurs dans les transports avec des horaires précis.

Des rues sans voiture à Paris

A l’inverse, il a adhéré à l’initiative de la maire de Paris, Anne Hidalgo, d’avoir des rues sans voitures à Paris.

« Faisons en sorte de faciliter la vie de ceux qui veulent se déplacer en vélo, pour ne pas prendre les transports en commun, a-t-il dit, ajoutant «J’y suis favorable de façon militante, mais aussi comme ministre de l’Intérieur. »