Catherine Conconne «favorable à une rentrée progressive » des élèves à partir du 11 mai

La sénatrice martiniquaise se dit « favorable » à une réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai, en raison des maltraitances et des violences dont sont victimes certains enfants confinés.

« Je suis favorable à une rentrée progressive, moyennant toutes les mesures de protection possibles. L’école est plus que nécessaire à tous, mais surtout à certains publics » écrit, samedi soir, Catherine Conconne sur sa page Facebook. « J’assume clairement cette position », ajoute-t-elle.

L’absence d’école et le confinement ont favorisé la maltraitance et les violences envers les enfants, a expliqué à People Bokay, la sénatrice, citant le rapport du Conseil scientifique du 20 avril 2020 qui fait état d’« un triplement » des viols » et une augmentation des signalements. «C’est cela ma grande douleur, les enfants sont en souffrance et ça m’est insupportable », a justifié Catherine Conconne.

Sur sa page Facebook, la sénatrice explique qu’elle a « tenu à faire le point avec le Recteur, après avoir rencontré les syndicats d’enseignants il y a quelques jours, sur cette potentielle ouverture des écoles le 11 mai ».

« L’école est plus que nécessaire à tous, mais surtout à certains publics. C’est aussi un lieu de socialisation indéniable. J’ajouterai même un lieu de protection contre certaines horreurs intra-familiales » insiste la sénatrice.

Elle se dit prête à accepter « les débats » mais dans un climat serein, sans « attaques et invectives ».

Le 20 avril dernier, les élus martiniquais ont dégagé un consensus à l’unanimité afin de préparer le deconfinement de l’île dont ils ont confié le pilotage à la CTM. Son président Alfred Marie-Jeanne a indiqué jeudi au Premier ministre qu’il était « impossible » de rouvrir les collèges et les lycées de Martinisue en mai, en raison de l’insuffisante de moyens pour protéger les élèves et le personnel.

Sur sa page FB, la sénatrice indique par ailleurs qu’elle a «longuement échangé avec le directeur des affaires culturelles comme, je m’y étais engagée pour suivre de près les conséquences douloureuses du confinement sur le quotidien de nos artistes locaux, de toute l’économie du spectacle, les mesures mises en place dans le contexte et les perspectives de l’après.»