Certains martiniquais ne comprennent pas la décision du préfet de garder ouverts les commerces, les bars …

De nombreux martiniquais ne comprennent pas que le message du Premier ministre Edouard Philippe n’ait pas la même résonance en Martinique. Il a été dit clairement dans les plus hautes sphères de L’Etat que le niveau 3 a été acté. Ce qui entraîne des mesures drastiques pour éviter la propagation du virus Covid-19. « La France ferme les « lieux recevant du public » non essentiels face au coronavirus. Il s’agit des cafés, des restaurants et des bars …

Comme beaucoup, ce matin en me réveillant j’ai vu des articles parus dans la presse locale qui m’ont interpellé.
Je n’y croyait pas.
Je l’ai relu.
C’est bien ça.

Les commerces, les restaurants et les bars de Martinique resteront ouverts tant que « nous ne sommes pas dans la même situation que l’Hexagone » a déclaré le préfet. Mais que devons-nous penser de cette décision du préfet ?

Devons-nous encore penser à notre place dans cette République « une et indivisible » ?
Nous sommes face à une crise sanitaire sans précédent et nous subissons la non application de la décision prise par le chef du gouvernement.

Rappelons que « le préfet est nommé par décret du président de la République, pris en Conseil des ministres, sur proposition du Premier ministre ».

Nous sommes donc en droit de ne pas comprendre sa décision.Est-ce que l’intérêt économique l’emporte encore une fois sur l’intérêt humain ?

La Martinique compte 800 personnes normalement en confinement chez eux. Mais certains  auraient été aperçus se baladant ou encore faisant leurs courses comme si de rien n’était. Comme si la menace du coronavirus ne pesait pas sur l’île. Dix cas sont confirmés en Martinique sans compter ceux qui n’ont pas été répertoriés.

Des Martiniquais activistes ou pas se sont rendus ce matin devant la maison du préfet sur la route de Didier pour comprendre sa décision de garder les commerces, les restaurant ou encore les bars ouverts. (vidéo en fin d’article)

Une décision qui va probablement aggraver le climat socioéconomique ambiant qui n’est pas au beau fixe.

Que dire de plus ?

Nous avons deux exemples. Celui de la Chine et de l’Italie. En Chine, la ville de Wuhan a été mise en confinement et la population a obtempéré sans penser à leur liberté individuelle. En Italie, plus de 1 200 morts et plus de 17 000 contaminés. Il y a de quoi se poser des questions.

BDWI