CFTU Mozaïk : la direction demande la reprise du travail, les salariés en grève refusent

Rédigé par : Karen Théodose, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Toujours ni bus ni TCSP ce mardi 20 novembre sur la zone desservie par le transport public de la Cacem, Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique. Et cela fait 11 jours qu’aucun bus du réseau Mozaïk ni aucun Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) du TCSP ne sillonnent leur voie de circulation respective.

Qu’ils habitent Saint-Joseph, le Lamentin, Schoelcher ou encore Fort-de-France, les passagers de transports en commun doivent donc, une fois encore, faire preuve de débrouillardise pour pouvoir se déplacer

La direction du travail s’est exprimée

Cela fait 11 jours que les salariés de la CFTU exercent leur droit de retrait. Il s’agit d’un concept dont s’est emparée la direction du travail. Elle a remis lundi 19 novembre ses conclusions aux deux parties, à la fois syndicats et direction. Ce document met fin au droit d’alerte des salariés. Ce droit d’alerte doit donc être levé. Car la direction du travail a reçu les promesses de la CFTU de pallier les lacunes pointées du doigt par les inspecteurs du travail. Par exemple les distributeurs automatiques de titres de transports ne sont pas constamment pourvus et opérationnels. Ce qui provoque des perturbations au niveau de la continuité du service. Des fuites d’eau ont également été repérées dans les bus. Les dirigeants de la CFTU ont promis qu’ils allaient suivre les recommandations de la direction du travail

Mais malgré cela, les conducteurs et salariés qui exercent leur droit de retrait refusent toujours de reprendre le travail en ce mardi 20 novembre

Il faut rappeler qu’au départ ces conducteurs dénonçaient ce qu’ils ont considéré comme un licenciement pour faute grave d’une de leur collègue.

Ce mardi matin, Didier Laguerre, Maire de Frort de France demande sans « plus attendre pour la mise en place d’un service minimum à l’attention de ceux qui n’ont aucune alternative au transport public ».

Le transport public est vital pour nombre de martiniquais et pour l’activité économique ! J’invite toutes les parties à tout faire pour un redémarrage du réseau.

Deux problèmes sont posés dans ce conflit, ceux ci doivent, selon moi, être traités dans des cadres différents : la question du licenciement d’un agent doit être différenciée de la problématique des conditions de travail dans l’entreprise.

Ceux qui rendent un service public doivent être exemplaires et si ils ne le sont pas, ils doivent être sanctionnés.

La Directrice de la DIECCTE s’est prononcée sur la validité du droit d’alerte. Il n’y a plus lieu de bloquer le réseau Mozaik, eu égard aux engagements récemment pris par la direction de la CFTU.
Je considère pour ma part que le travail doit impérativement reprendre et que les parties doivent revenir à des modes de négociations habituels.

En revanche, nous ne pouvons plus attendre pour la mise en place d’un service minimum à l’attention de ceux qui n’ont aucune alternative au transport public. Aussi, je demande à Martinique Transport et la CFTU d’œuvrer à l’application d’un service minimum sur l’ensemble du territoire de la CACEM et plus largement de la Martinique.