Charlie Hebdo : La Une de la dernière édition n’a pas fait l’unanimité

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Une chose est sûre, la une de « Charlie Hebdo » de ce mercredi n’a pas fait l’unanimité. Liberté d’expression pour certains, provocation pour d’autres, la dernière édition du journal satirique, suscite beaucoup de réactions.

Le prédicateur Youssef al-Qaradaoui, qui dirige l’Union mondiale des oulémas musulmans, estime qu’il n’était « pas sage » de publier de nouveaux dessins du Prophète Mahomet, publications faites ce mercredi par de nombreux journaux dans le monde, en solidarité avec Charlie Hebdo.

Selon lui, « Il n’est ni raisonnable, ni logique, ni sage de publier les dessins et les films offensant le Prophète ou attaquant l’islam ». Le prédicateur qatari d’origine égyptienne préside l’organisme basé au Qatar. Youssef al-Qaradaoui est considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans.

Pour le pape François, la liberté d’expression ne donne pas le droit d’insulter la foi des autres. Il a fait cette déclaration dans l’avion qui le menait aux Philippines. La liberté d’expression est un « droit fondamental », a-t-il indiqué. Mais ça n’autorise pas tout et elle doit s’exercer « sans offenser », a-t-il expliqué. Car « si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision« , a-t-il insisté.

Certains pays, comme le Sénégal, l’Egypte, et la Turquie … ont interdit la diffusion de la « Une » du journal satirique.

Certains médias anglo-saxons et américains ont quant à eux fait le choix de ne pas montrer le dernier numéro de Cherlie Hebdo, traduit en plusieurs langues dont l’arabe, et diffusé à 5 millions d’exemplaires à travers le monde.

L’Iran, de son côté, jugeant le « geste insultant », le condamne également. « Nous condamnons le terrorisme partout dans le monde (…), mais dans le même temps nous condamnons ce geste insultant de l’hebdomadaire », déclare la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham. Le dessin « porte atteinte aux sentiments des musulmans » et « il peut relancer un cercle vicieux de terrorisme ».

« L’abus de la liberté d’expression, qui est répandu actuellement en Occident, n’est pas acceptable et doit être empêché », a également affirmé la porte-parole.

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