Chlordécone : « Gérons ce problème de façon apaisée, sans excès, afin de renforcer (le) désir de Martinique »

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Publié dans : Actualites, Martinique
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Chlordécone/Martinique : « Gérons ce problème de façon apaisée, sans excès, afin de renforcer (le) désir de Martinique », exhortent dans un communiqué quatre grandes organisations socio-professionnelles de la Martinique.

Voici le dernier communiqué (en fin d’article), en date du 6 décembre 2019, publié par quatre organisations sociaux-professionnelles de la Martinique dont les intérêts sont menacés par les blocages des Centres commerciaux du Groupe GBH qui abritent des commerçants dans les galeries marchandes.

Ce communiqué a été signé par le Coderum (Comité martiniquais d’organisation et de défense du marché du rhum), l’AMPI (Association Martiniquaise de Promotion de l’Industrie), le Medef et Contact-Entreprises.

Dans ce communiqué, les organisations appellent à travailler «ensemble » à rechercher «des solutions concrètes pour la dépollution des sols afin de nous tourner avec confiance vers l’avenir. »

Elles appellent par ailleurs à gérer «ce problème de façon apaisée, sans excès » et dénoncent une « surenchère médiatique obsessionnelle ».

Elles mettent en gardent contre le risque d’ostraciser la Martinique, d’en faire un lieu pestiféré obligeant les jeunes à l’exode. «(…) Attention à ne pas contribuer à faire de notre Martinique, l’île à éviter », lit-on dans leur communiqué.

« Les organisations socio-professionnelles de la Martinique souhaitent rappeler certaines réalités avant que notre île ne soit perçue ici et ailleurs comme l’île empoisonnée, aux habitants empoisonnés, aux fruits et légumes empoisonnés, à l’eau empoisonnée, aux bains empoisonnés, aux poissons empoisonnés… », alertent ces quatre organisations professionnelles de la Martinique.

« A l’heure où nos produits alimentaires, nos eaux de baignades, sont parmi les plus sûrs du monde, est-il raisonnable de pousser les Martiniquais et les touristes vers des produits et des lieux moins contrôlés ? », s’interrogent-elles.

« A l’heure ou la Martinique se dépeuple, où de nombreux jeunes la quittent attirés par des pays comme le Canada ou la France hexagonale, gérons ce problème de façon apaisée, sans excès, afin de renforcer leur désir de Martinique. », plaident les organisations.

« Nous souhaitons vivement que la connaissance scientifique sur le chlordécone se renforce.
Travaillons ensemble, recherchons des solutions concrètes pour la dépollution des sols afin de nous tourner avec confiance vers l’avenir », ajoutent-elles tout en soulignant que «de nombreuses régions du monde sont contraintes de gérer les conséquences environnementales de pratiques agricoles ou industrielles passées. Elles n’en font pas pour autant une affiche publicitaire avec surenchère médiatique obsessionnelle pour imposer une image dégradée d’elles mêmes. »