Christiane Taubira évoque la « confiscation des terres » pour les rendre aux descendants d’esclaves

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Le vendredi 10 mai,  François Hollande, dans un discours fait à l’occasion de la journée nationale de la commémoration de l’esclavage, avait clairement rejeté toute réparation matérielle de l’esclavage, en évoquant «l’impossible réparation», Christiane Taubira évoque la «confiscation des terres» dans les territoires d’outre-mer.

«D’une façon générale, les descendants d’esclaves n’ont guère accès au foncier». Il «faudrait donc envisager, sans ouvrir de guerre civile, des remembrements fonciers, des politiques foncières», déclare la garde des sceaux, dans une interview au Journal du dimanche

Des terres plutôt qu’une compensation financière. Christiane Taubira plaide, des «politiques foncières» qui permettrait aux descendants d’esclaves d’avoir accès aux terres dont ils ont été privés. La ministre de la Justice fait ainsi une proposition alternative à la requête du Conseil représentatif des associations noires (Cran), qui a assigné vendredi la Caisse des dépôts, lui reprochant d’avoir tiré profit de la traite négrière.

Selon la garde des Sceaux, «il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant très clairement quel est le sens d’une action publique qui consisterait à acheter des terres».

«En Guyane, poursuit-elle, l’État avait accaparé le foncier, donc là, c’est plus facile». En revanche, «aux Antilles, c’est surtout les descendants des « maîtres » qui ont conservé les terres donc cela reste plus délicat à mettre en œuvre».