Christine Kelly : « Les antillais ont nourri un racisme anti-blanc » en réaction aux privatisations des plages

Christine Kelly, journaliste, ex-membre du CSA est depuis avril 2018, une chroniqueuse très active de la bande à Cyril Hanouna. Depuis cette nomination qui a étonnée plus d’un parmi ses compatriotes, la mère de famille surprend par les récits détaillés et intimes qu’elle partage sur le plateau de la chaîne privée C8.


Des relations tendues avec ses deux parents, Christine Kelly, a avoué dans le magazine Public, avoir été une enfant malheureuse jusqu’à offrir des cadeaux à ses deux géniteurs pour avoir un peu de leur estime. Une maltraitance qu’elle n’aurait enfin pardonnée qu’à l’arrivée de sa seule et unique fille : « Mon père buvait et se disputait du matin au soir avec ma mère, raconte-t-elle au magazine. À l’époque, je n’avais aucune estime de moi. On m’a toujours battue pour me dire que je n’étais pas belle et que je ne valais rien. J’étais paralysée et enfermée dans une sorte de dépendance ‘amoureuse’. »

En Mai 2019, la journaliste, Christine Kelly revient sur cette période et la chroniqueuse fond en larmes en évoquant en direct son enfance difficile.

Mais c’est une remarque passée presqu’inaperçue en avril dernier qui crée la stupéfaction en Guadeloupe et qui agace de nombreux internautes.  Alors que la guadeloupéenne rappelle aux spectateurs de l’émission TPMP, les dérives occasionnées par la privatisation (interdite) des plages guadeloupéennes : « Certains blancs ont privatisé des plages, ils ne voulaient pas voir des gens de couleur sur les plages », Kristine Kelly fait une étonnante déduction face à un Cyril Hanouna médusé qui découvre la question des « 50 pas géométriques » en Guadeloupe.

Rappel des faits : Depuis plusieurs générations de nombreux antillais sont installés en bord de mer sur des zones dites les « 50 pas géométriques ». En Guadeloupe, comme sur l’île sœur en Martinique, des familles sont encore sans droits ni titres de propriété sur la zone des 50 pas géométriques. « Si 8 000 dossiers sont concernés par la régularisation,  6 000 ont déjà été reçus dont 3 000 ont obtenu un avis favorable de l’État », informe le quotidien France Antilles-Guadeloupe.  « L’État a fixé la fin des régularisations au 31 décembre. »

La chroniqueuse de Touche Pas à Mon Poste, Christine Kelly trouve donc là, les raisons de la colère de ses compatriotes qui du coup :  » se sont révoltés et ont nourri un racisme anti-blanc ». 

La guadeloupéenne qui s’est plainte d’avoir perdu beaucoup d’amis depuis qu’elle officie chez Cyril Hanouna, risque de mécontenter un grand nombre de guadeloupéens qui jusque là saluaient son professionnalisme et son efficace engagement sur les dossiers monoparentales.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy  – Images Capture d’écran