Christophe Castaner interdit à la police la méthode d’interpellation « de l’étranglement »

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France
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Les forces de l’ordre ne pourront plus utiliser la méthode « dite de l’étranglement » lors des interpellations, annonce lundi Christophe Castaner lors d’une conférence de presse sur « la question du racisme et de la mise en cause des forces de l’ordre ».

La méthode de « prise par le cou, dite d’étranglement », et celle consistant à appuyer sur la nuque seront interdites, à précisé le ministre de l’Intérieur.

Vendredi, il avait adressé une instruction aux préfets pour leur demander qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré de racisme.

« J’ai décidé d’adresser une instruction à tous les services pour rappeler le cadre d’un contrôle d’identité », a indiqué le ministre de l’Intérieur, appelant au développement du recours aux caméras piétons et rappelant l’obligation d’afficher le matricule lors de ces contrôles.

Il a également annoncé un renforcement de la formation continue des agents, avec notamment un partenariat qui doit être ficelé jeudi avec la Licra. Les organisations syndicales de la police et les instances représentatives de la gendarmerie seront reçues dans les prochains jours sur ces sujets.

De son côté, Nicole Belloubet va examiner le dossier de la mort d’Adama Traoré. Emmanuel Macron a réclamé au gouvernement « d’accélérer » sa réflexion pour améliorer la déontologie des forces de l’ordre, et a demandé à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, de se pencher sur le dossier de la mort d’Adama Traoré, survenue en 2016 après son interpellation.

Les propos racistes de policiers sur les réseaux sociaux dans le collimateur.

Selon l’entourage du président de la République il a demandé à Christophe Castaner « de faire le point sur les mesures envisagées après l’affaire de la boucle WhatsApp » et des propos racistes proférées par des policiers sur les réseaux sociaux récemment révélés par la presse.

Alors que de nouveaux rassemblements sont prévus mardi en France pour rendre hommage à George Floyd, sur fond de débat sur les violences policières, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est mis sous pression.

« Partout, des femmes et des hommes se sont rassemblés. Ce cri, je l’entends. Le racisme n’a pas sa place en République », a déclaré Christophe Castaner. « C’est un mal abject, insupportable, qui blesse et tue. » «J’ai entendu des accusations, des mises en cause, de l’hostilité », a ajouté Christophe Castaner à propos des forces de l’ordre. « Au moment où tous les raccourcis sont possibles, j’aimerais que chacun se rappelle que la France, ce n’est pas les Etats-Unis. », a-t-il dit.’’

« Il n’y a pas d’institution raciste, ou de violence ciblée », a également déclaré le ministre de l’Intérieur.

« Des propos racistes ont été proférés, des discriminations révélées. Nous avons réagi en conséquence […] dès que nous avons eu connaissance des faits », a assuré le patron de la place Beauvau.

« Cela continuera. Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans notre pays. Quand on porte l’uniforme bleu de la loi, on ne se situe jamais au-dessus de la loi », a-t-il prévenu.