Commande d’hydroxychloroquine et de tests en Guadeloupe : Le CHU et le ministère chargé de la santé demandent l’annulation de la décision du Tribunal Administratif

Le CHU de la Guadeloupe et le ministère chargé de la Santé ont saisi le Conseil d’Etat pour demander l’annulation des mesures sanitaires obtenues par l’UGTG suite à sa plainte déposée au  Tribunal Administratif de Basse-Terre. Le 28 mars dernier, le Tribunal avait ordonné au CHU et l’ARS de commander les tests et les traitements recommandés par le Professeur Raoult en quantité suffisante pour la population guadeloupéenne.

Lors de l’audience de référé, qui aura lieu le 3 avril, le Conseil d’Etat examinera l’appel du CHU de la Guadeloupe et du ministère chargé de la Santé.

Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe et le ministre des solidarités et de la santé demandent au juge des référés du Conseil d’Etat d’annuler l’ordonnance du 28 mars 2020 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe, a, à la requête du syndicat Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), enjoint le CHU et l’ARS de la Guadeloupe de passer commande des doses nécessaires au traitement de l’épidémie de Covid-19 par l’hydroxychloroquine et l’azythromycine, comme défini par l’IHU Méditerranée Infection, et de tests de dépistage du Covid-19, le tout en nombre suffisant pour couvrir les besoins présents et à venir de la population de l’archipel Guadeloupéen

Le CHU de la Guadeloupe demande également au juge des référés du Conseil d’Etat
de mettre à la charge du syndicat UGTG la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le syndicat guadeloupéen n’a pas encore réagi suite à cette information.