Conflit ODE : « Comment la malveillance d’une directrice détruit des carrières et des vies »

Communiqué de SATM /UGTM :

« En Martinique, il subsiste encore des cadres qui, habités de leur égo et se croyant intouchable, se voient au-dessus du droit du travail.

C’est le cas à l’Office de l’Eau de Martinique où sévit Mme Jeanne Emerante DEFOI. Un véritable tyran pratiquant au quotidien le harcèlement moral, les sanctions et menaces, annulant des congés à la dernière minute pour ceux ou celles qui lui ont déplu, interdisant aux agents de parler au Président du Conseil d’Administration ou aux administrateurs, sous peine de sanctions. Les formations interdites pour des jeunes voulant passer le concours, notamment d’ingénieur territorial.

C’est ainsi que les sanctions et les mises au placard pleuvent sur ceux et celles qui ont l’outrecuidance d’avoir un avis différent de celui de Mme DEFOI.
Une jeune mère ne trouvant pas de solution de garde pour une matinée, son conjoint étant souffrant, est menacée de sanctions pour « abandon de poste ».

Mme DEFOI n’aime pas les règles et les procédures écrites, elle préfère gérer les choses à la tête du client.

Plusieurs agents ayant subits ses manœuvres de harcèlement moral ont sombré dans la dépression et allant pour certains jusqu’au burnout. D’autres, quoique fonctionnaires titulaires, ont choisi de démissionner ou de changer d’affectation après avoir tenté d’alerter le CA, l’ARACT, la Direction du Travail et la médecine du travail …

Malgré une opposition farouche de Mme DEFOI à toute expression syndicale au sein de l’ODE, des agents ont interpellé le Syndicat des Agents Territoriaux de Martinique (SATM) affilié à l’UGTM.

Suite à un préavis de grève, une médiation a été menée par le Président de l’Assemblée de la CTM et Président de l’ODE, Claude LISE, afin que des dispositions soient prises pour que cessent les agissements toxiques de Mme Jeanne DEFOI.

Après 2 jours de négociation, un protocole de fin de conflit est établit. Contre l’avis du président de l’ODE, Mme DEFOI refuse de signer le document, revenant sur tous les engagements qu’elle a pris.

La dame démoniaque se dit soutenue par le Préfet qui, de fait, soutiendrait aussi tous ces agissements contre les agents de l’ODE. Ainsi, contre les représentants de la Collectivité de Martinique elle croit pouvoir s’appuyer sur les représentants de l’Etat. Elle est prête à tout pour continuer à jouer les dictateurs à l’ODE. Quitte à chercher le soutien de l’Etat contre la CTM (alors qu’elle est elle-même cadre de la CTM mise à disposition).

Nous continuons notre mobilisation avec des agents en souffrance.

Alors qu’un rapport de l’ARACT met en lumière des conditions de travail déplorables et des pratiques managériales traumatisantes, alors que des agents ne cessent d’alerter, Mme DEFOI poursuit ses manœuvres en toute impunité.

Nous mettons aussi chacun en face de leurs responsabilités.

Le conseil d’Administration et son Président d’abord qui connaissent dorénavant les agissements de Mme DEFOI alors que jusqu’alors elle leur racontait des histoires. Le Président de l’Exécutif de la CTM qui est aujourd’hui informé des pratiques de l’un de ses cadres mis à disposition. Les représentants de l’Etat qui, si comme elle le dit, la soutienne vaille que vaille, seront également responsables des conséquences de ce management toxique qui a déjà couté cher à des agents de l’ODE.

Lors des négociations, les agents de l’ODE constituant la délégation, ont officiellement demandé la protection du Président du CA de l’ODE contre les représailles dont ils ne manqueraient d’être la cible (et qui ont déjà commencé), nous espérons qu’ils auront été entendus.
La mobilisation continue pour que le tyran Jeanne DEFOI n’ait plus la possibilité de donner libre court à ses pratiques mettant en danger des agents placés sous sa responsabilité et non sous sa coupe !

SATM /UGTM »