Coronavirus : Le personnel hospitalier a peur « ça fait flipper ! » commente une antillaise d’un centre en région parisienne

Qu’il soit administratif ou du corps médical, le personnel hospitalier est en première ligne dans la lutte du coronavirus. Mais malgré toutes les mesures d’hygiènes imposées aux français la peur gagne même dans le milieu hospitalier. Certains agents du personnel dans les hôpitaux  ont peur. Ils avouent être inquiets, peur de contracter la maladie dont ils ne connaissent pas l’évolution.

Alors que le temps de la pédagogie est révolue annonce le gouvernement et que des verbalisations sont en nette augmentation pour respecter les consignes strictes afin de limiter la propagation du virus, la peur continue a s’installer dans la population. Une crainte légitime qui inquiète également ceux qui sont sur le terrain, le personnel hospitalier administratif et le personnel soignant.

« ça fait flipper ! » c’est la première réaction d’un agent hospitalier de l’hôpital des Hauts-de-Seine. L’ambiance est inquiétante, «ça fait peur». Habituellement a travaillé dans un service de chirurgie, l’antillaise originaire de la Guyane, agent hospitalier a été réquisitionné, comme tous ses collègues. Toutes les interventions ont été suspendues pour que les médecins, chirurgiens, assistants, infirmiers, infirmières soient disponibles pour soigner les patients du Covid-19.  Une décision prise suite à la dernière réunion dans le contexte de crise sanitaire. Comme annoncé par le Gouvernement, seules les personnes âgées, les femmes enceintes et les cas d’urgences sont pris en charge au Centre hospitalier.

Pendant ce temps, ce mercredi matin, le président de la République a fait une visite surprise dans un hôpital de Bobigny où pendant 1h30, Emmanuel Macron et une délégation ont rencontré discrètement les soignants du service réanimation de l’hôpital Avicenne. Dans cet hôpital de Seine-Saint-Denis, qui compte 24 lits, le chef de l’Etat a eu un bref échange avec le personnel soignant qui se chiffre à 4 500 médecins et infirmiers qui sont en première ligne dans ce combat anti-Codiv-19. Habillé en tenue de protection, Emmanuel Macron a tenu à les saluer : «A nos personnels soignants : vous ne comptez pas vos heures face à cette crise inédite. Nous savons ce que nous vous devons et nous mettrons les moyens nécessaires pour vous aider. Honoré d’avoir été à vos côtés ce matin au service réanimation de l’hôpital Avicenne.»

Dans le grand Est où se trouve le foyer de l’épidémie, l’armée est arrivée en renfort Au niveau national mais est-ce suffisant pour soulager les hôpitaux dans des services de réanimation saturés? La région Grand-est est sous tension. Il y a 1 800 malades dépistés au Coronavirus près de 2 à 300 nouveaux par jours selon les informations de la presse locale. Une aide de l’armée n’est pas dérisoire même s’il elle ne peut se charger que de 3 ou 4 malades covidés. A Mulhouse, 6 malades ont été évacués par l’armée, une trentaine de lits seront à disposition mais pas dans l’immédiat.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twwitter C’news Actus Dothy
Image Capture d’écran/Couverture : Image d’un autre centre hospitalier