Covid-19: Les Hôpitaux de Paris ont «bon espoir» avec l’Actemra pour les cas sévères de la maladie

Un progrès très important, une très bonne piste dans la recherche covid-19 en attendant d’avoir un vaccin annonce l’AP-HP. Les chercheurs de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) espèrent avoir trouvé un début de traitement pour les cas sévères de coronavirus, le tocilizumab (commercialisé par Roche sous le nom Actemra). « le tocilizumab améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère » a indiqué l’AP-HP ce lundi dans un communiqué. L’essai a été financé intégralement sur des fonds publics, il n’a pas été fiancé par les Laboratoire Roche tient à préciser les chercheurs.

Si 80% des personnes testées positives au Covid-19 développent une forme bénigne de la maladie, reste que 20% des patients, entre le 8eme et le 10ème jour ont une grande réaction inflammatoire qui évolue vers une grande insuffisance respiratoire. Une pneumonie très grave qui les conduit en réanimation avec un besoin d’être sous ventilation assistée pendant des semaines, d’après les médecins, ce sont ceux-là qui risquent de mourir. L’essai réalisé à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a montré que le traitement Actemra réduisait le besoin d’aller en réanimation ou le décès.

Les chercheurs ont annoncé aujourd’hui cette «vraie bonne nouvelle» dans la lutte contre le Covid-19. Les médecins parisiens ont testé ce médicament anti-inflammatoire utilisé initialement pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. L’Actemra ne s’attaque pas au virus lui-même, mais à l’inflammation qui survient généralement huit jours après l’infection. «C’est un anti-corps dirigé contre une des protéines de l’inflammation», explique Philippe Gabriel Steg, Co-président du comité de pilotage spécial Covid au sein de l’AP-HP.

Le groupe hospitalier n’a pas souhaité dévoiler les résultats, tant qu’ils n’auront pas été approuvés par le comité de lecture de la revue scientifique et rappelle qu’à l’Hôpital Public il y a douze essais collaboratifs randomisés et contrôlés qui ont commencés et seize autres en préparation. La publication de l’article scientifique devrait intervenir en accéléré, dans quelques semaines, au lieu du délai habituel de trois mois, précise-t-on dans le magazine Les Echos.

Les résultats ont été communiqués à l’Organisation Mondiale de la Santé à l’Agence Européenne du médicament.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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