Covid en Outre-mer : Babette de Rozières est « en colère » et pousse un nouveau coup de gueule

Tribune par la chef guadeloupéenne Babette de Rozières :

« Covid en Outre-mer … les oubliés, les méprisés de l’Etat. Alerte ! Réagissez .. Indignez-vous !

Je SUIS EN COLERE
contre le silence sur ce qu’il se passe dans les outre-mer.
Oui la situation est inquiétante en France, on nous le répète du matin au soir.
Mais c’est le cas partout en France. Elle l’est aussi dans tous nos territoires d’outre-mer où la situation est déjà grave, parfois même dramatique. Et ça, personne n’en parle.

Je SUIS EN COLERE
contre l’absence d’informations sur ce qu’il se passe là-bas. Je sais que le système de santé y est défaillant. Que la Covid s’ajoute à une épidémie de dengue qui fait des ravages depuis plusieurs semaines.

Il faut que les FRANCAIS ET LES MEDIAS LE SACHENT PARCEQU’ON PARLE DE NOS COMPATRIOTES
PARCE QUE C EST LE MEME PAYS ,
NOTRE PAYS .

Moi JE DEMANDE LA VERITE
Je demande que l’information circule.
Que le #Gouvernement, #leministèredeOutreMer, #leMinistèredelasanté , nous disent avec précision où on en est.
OU SONT PASSES LES ELUS ULTRAMARINS députes sénateurs , OU SONT ILS,?
QUE FONT ILS ? A QUOI SERVENT ILS ?
TOUS MUETS devant une situation aussi dramatique c est Scandaleux! ….quelle tristesse !!

On VEUT DES CHIFFRES :
combien de cas, combien d’hospitalisations, dans quelles conditions ?
On le fait en métropole pourquoi pas en Guadeloupe, en Martinique et ailleurs dans tous les territoires d outre mer? Et quelles mesures on prend ?

On n’a jamais eu autant besoin de lien social, de solidarité, de cohésion nationale.
Et pourtant on JETTE LE VOILE SUR DES MILLIONS DE FRANCAIS dont
on se CONTREFICHE parce qu’après-tout, ils sont loin,
on se CONTREFICHE parce qu’on n’entend pas leurs cris,
on se CONTREFICHE parce qu’on n’entend par leur détresse.
on se CONTREFICHE QU ILS CREVENT TOUS sous les cocotiers
nos ULTRAMARINS se sentent abandonnés, méprisés, oubliés.
Tous les jours, j’ai des amis ultramarins qui m’appellent pour me dire
« Babette, je ne comprends pas, je m’inquiète pour ma famille, et personne ne parle ici, à Paris, de la situation là-bas ».
Ça NE PEUT PAS DURER
quand les gens sont désespérés, quand ils ont peur,
quand ils ont l’impression que personne n’a de considération pour eux,
ALORS ILY A DANGER . Pour eux, et pour nous tous.

Babette de Rozières »