Dédicace Onesta : le Guadeloupéen Dinart parle de « propos inexcusables »

Le handballeur guadeloupéen Didier Dinart, ancien sélectionneur des Bleus, s’est confié à nos confrères du journal Le Parisien sur l’affaire de la dédicace polémique, écrite par son prédécesseur. Claude Onesta l’avait comparé à un esclave.

« Je trouve ses propos douteux. Ces mots sont indéfendables. On ne peut pas renvoyer constamment les gens à leur identité religieuse, ethnique ou culturelle. »

Le ton est donné par Didier Dinart quand on l’interroge sur cette dédicace, relayée tout d’abord par Bondamanjak et certains médias espagnols.

Dans cet écrit datant de 2014, apposé sur le livre « Le règne des affranchis », Claude Onesta, alors sélectionneur de l’équipe de France de handball, écrivait :

« Didier, l’esclave qui a le plus profité de sa libération… en espérant qu’il ne remette pas les chaînes à ses joueurs ».

Les réactions, souvent vives, n’ont pas tardé. Onesta, actuel patron de la cellule haute performance de l’Agence Nationale du Sport est qualifié de « raciste ».

Des accusations dont il se défend : « C’est une dédicace privée. On parle de quelqu’un à qui j’ai donné les clés de l’équipe de France. Si j’avais eu des sentiments racistes à son égard, on n’aurait pas fait tout ce chemin ensemble ».

Pas de suite judiciaire

Si les déclarations de Claude Onesta ne semblent pas avoir totalement convaincu, c’est surtout la réaction de Didier Dinart qui était attendue.

Pour le Guadeloupéen, écarté de son poste de sélectionneur en janvier dernier, le temps n’a pas effacé l’humiliation.

« Ces mots m’ont blessé, ainsi que ma mère, et ont choqué mon entourage. Claude Onesta doit savoir que ses propos sont irrespectueux ».

Et Didier Dinart d’ajouter : « Sincèrement, si j’avais parlé à l’époque, je prenais directement un carton rouge ».

En tout cas, le divorce semble bel et bien consommé entre les deux hommes. Le Guadeloupéen est amer et ne s’en cache pas.

Il a toutefois décidé de ne pas donner de suites judiciaires à cette affaire, indiquant se placer « sur un terrain moral ».