Délit de faciès : Elle ramène un soutien-gorge et se retrouve menottée

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Après Starbucks et le #ShoppingWhileBlack, c’est au tour de Victoria’s Secret d’être à la une de la presse.

Jovita Jones Cage, une étudiante américaine, a été victime d’un délit de faciès. La jeune femme est révoltée et refuse les excuses de la boutique Victoria’s Secret, elle porte plainte.
Les faits ont été révélés par une chaîne de télévision quand Jovita Jones Cage a engagé des poursuites contre l’enseigne de lingerie féminine.

 

Avec un soutien-gorge acheté la veille, Jovita Jones Cage, est retournée dans une boutique Victoria’s Secret dans le Tennessee, l’anti-vol du soutien-gorge toujours accroché au vêtement. La jeune femme se présente à la caisse du magasin, son reçu en main, elle explique au vendeur, que l’anti-vol n’a pas été ôté du soutien-gorge. Ce que s’empresse de faire son interlocuteur dans la boutique.

Désireuse de faire d’autres achats, Jovita Jones Cage demande que son paquet soit gardé à l’entrée, elle poursuit alors son shopping.

Et, la suite vire au cauchemar, quand deux policiers arrivent dans la boutique de lingerie et lui posent des menottes  « sans dire un mot ». Jones Cage apprend enfin, qu’elle est « en état d’arrestation pour vol à l’étalage » raconte-t-elle sur la chaîne de télévision Wreg (Memphis).

Stupéfaite Jovita Jones Cage décrit dans la presse, son état au moment des faits. Terrifiée elle  commence à sangloter, craignant qu’un de ses élèves l’ait vu menottée.
« Je ne sais pas si l’un des parents des enfants que j’aide aurait pu être là. Je ne sais pas si un de mes vieux professeurs aurait pu être là-bas.».

Alors même qu’il n’y avait aucune preuve qu’elle était une voleuse à l’étalage, un des policiers  de service l’expulse du magasin et lui interdit de poursuivre ses courses.

Jovita Jones Cage se plaint directement aux responsables de Victoria Secret, ils lui offrent une carte-cadeau de 100 $, qu’elle refuse. Tout en s’excusant, la Société confuse publie une déclaration : « En fin de compte, nous reconnaissons avoir fait une erreur. Et, nous dénonçons  ce comportement. »

Le gestionnaire a depuis été congédié mais Jones Cage qui assure qu’elle a subie un déli de faciès, souhaitait porter l’affaire en justice. La fraîche diplômée de Harvard a posé une plainte officielle à la NAACP (La National Association for the Advancement of Colored People ) contre Victoria Secret.

« Ils vont devoir en faire plus. Je veux la justice non seulement pour moi, mais pour tous. J’espère qu’après cela, d’autres victimes du profilage racial se présenteront . C’est de la solidarité. Cela ne concerne pas seulement les Afro-Américains. Il s’agit de traiter tout le monde équitablement. » a déclaré à la presse, Jovita Jones Cage.

Ce n’est pas le premier incident de ce genre impliquant la chaîne de magasins de lingerie. En 2016, l’entreprise a congédié un employé et a présenté ses excuses à une femme à qui on avait demandé de quitter un magasin dans l’Alabama parce qu’elle était afro-américaine. rapporte le site Commercial Appeal

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
ImagesYourWorld/Teenvogue/Notey/YouTube/Wreg