Des boîtes noires éjectables et plus facilement localisables seront bientôt installées dans les Airbus

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Sur ses lignes commerciales (longs et moyens courriers) , Airbus installera des enregistreurs qui seront plus faciles à détecter en cas d’accidents. Les boîtes noires pourront flotter sur l’eau et résister à toutes les températures. Le 52e Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace a eu lieu du 19 au 25 juin 2017 au Parc des Expositions du Bourget au Nord de Paris. L’occasion de découvrir de nouveaux équipements pour les avions et c’est le nouveau système de détection d’Airbus qui aura retenu l’attention des professionnels de l’aviation. Selon les magazines spécialisés, de nouveaux enregistreurs de vol seront bientôt disponibles sur les appareils d’Airbus. Tout d’abord sur le long-courrier avec l’A350 dès  la fin 2019 puis sur tous les autres types d’avions long courriers, précise l’avionneur toulousain. Le but, est de localiser plus facilement les appareils et d’accélérer la récupération des enregistreurs de vol lors de crashs.

Deux modèles ont été présentés au Salon du Bourget  : Il s’agit du CVDR (le Cockpit Voice and Data Recorder). Cet enregistreur est fixé et protégé contre les chocs. Il peut (en une seule fois) enregistrer jusqu’à 25 heures de voix et de paramètres de vol, dans le cockpit,  au lieu de 2 heures actuellement. Le deuxième modèle dévoilé à l’Exposition est éjectable, c’est l’ADFR (Automatic Deployable Flight Recorder).

« Nous avons voulu prendre le taureau par les cornes » souligne Charles Champion, le responsable ingénierie de la division avions commerciaux du groupe Airbus, qui évoque (entre autres) le crash non résolu du MH 370 de la Malaysia Air Lines survenu le 8 mars 2014. L’avion est parti de l’aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie et il  a disparu des écrans radars.

Les nouveaux enregistreurs de vol, CDVR et ADFR sont développés en partenariat avec Leonardo DRS et  L3 Technologies.  Les boîtes noires seront équipées également d’un transmetteur ULB de positionnement qui lui donnera une autonomie de 90 jours au lieu de 30 actuellement. Et, pour augmenter les chances de retrouver la boîte noire éjectable, l’enregistreur sera équipé d’une balise de détresse ELT qui permettra d’identifier l’avion et sa position.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy Images AirInfo/LaDépêche/Usine nouvelle