Deux antillaises, victimes de violence conjugale, ont créé à Paris l’association « Horizons »

Rare sont les femmes qui témoignent de leur souffrance à visage découvert. Ce dimanche 8 septembre, Severine Massol et Lydia Ponchateau ont été particulièrement émouvantes et bouleversantes. Quelques années plus tôt, elles ont subi de graves violences physiques et portent encore les signes de ces agressions conjugales. Lydia Ponchateau, la présidente de l’association « Horizons » a conclu son poignant témoignage, les larmes aux yeux.

« Tu me frappes un peu, beaucoup, passionnément… STOP! Maintenant j’en parle », Leur association donne, libère la parole. Elles ont brisé le silence jusqu’à la rédemption.

En plein Grenelle sur les violences faites aux femmes la toute nouvelle association « Horizons » a réuni psychologues, conseillère de vie, avocates pour débattre d’un sujet encore tabou dans la société ultramarine. Les chiffres le confirment, les violences faites aux femmes sont en nette progression dans les régions d’outre-mer.

En début de semaine Edouard Philippe annonçait depuis l’hôtel Matignon, plusieurs mesures d’urgence pour accélérer les prises en charge des femmes victimes de leur conjoint, augmentation du nombre de lits, mise en place du bracelet anti-rapprochement, la suppression de l’autorité parentale en cas d’homicide volontaire.

Mais force est de constater que les avocats ont besoin d’alliés dans ce genre de procédure. Et c’est en toute confiance que deux femmes de Guadeloupe et de Martinique, victimes de leurs anciens conjoints, ont créé une association pour venir en aide aux femmes en difficulté. Comme le reconnait l’avocate Isabelle Plo, les structures associatives sont d’une grande utilité, car désormais elles accompagnent (en tandem) les actions des avocats. Grâce aux associations  les femmes et mères sont épaulées face à la lourdeur et à la lenteur des démarches et des enquêtes  judiciaires.

Les abus sont souvent d’ordre sexuel mais également d’ordre moral, laisse entendre, Chantal Labonne.  Là encore, les femmes ont besoin qu’on les écoute, elles trouvent au sein des associations une oreille pour les écouter, car l’isolement est un danger pour ces femmes « muettes ». Séverine Massol et Lydia Ponchateau ont toutes les deux souffert sous les coups de leur compagnon et témoignent dans un film de 30 mn pour libérer la parole, pour tout simplement se sauver.

Pour mener le débat, la présidente de l’association avaient comme intervenants une psychologue, Viviane Rolle Romana (psychologue), Une avocate (Isabelle Plo), Chantal Labonne et Corinne Mancé Catser, professeur des Universités à Paris, absente ce dimanche soir.

Depuis le 1er janvier 101 femmes sont mortes sous les coups de leur mari ou conjoint. Résumé en images de deux heures ininterrompues de débats, de questions et de rencontres :

Féminicide, violence, abus, agressions, les femmes et mères sont en souffrance (C'news Actus Dothy)

OUTRE MER – FRANCE – VIOLENCES FAITES AUX FEMMES – SARCELLES : Sur cette question, l'Espagne a déjà une longueur d'avance. En France, le gouvernement s'organise pour améliorer les conditions des femmes victimes de leur conjoint. A MAYOTTE, à la RÉUNION et en POLYNÉSIEfrançaise, la violence bat un chiffre record. Reportage Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy Muriel de Winne Lydia Ponchateau, présentatrice radio/tv Clemence Geoffroy #grenelleviolentesfaitesauxfemmes #Violenceagainstwomen

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Dimanche 8 septembre 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy – Images & Vidéo C’news Actus Dothy