Deux petites siamoises camerounaises d’un an seront séparées dans un hôpital français

Aujourd’hui vendredi 1er novembre, deux petites siamoises camerounaises d’à peine un an, arrivent à Lyon où elles subiront une importante opération qui vont les rendre toutes deux autonomes. Elles sont nées reliées au niveau du foie et du thorax et vivent depuis leur naissance, cachées à l’hôpital de Yaoundé. Leur histoire révélée par le journal lyonnais, le Progrès, décrit comment l’association la « Chaîne de l’Espoir » a pris en charge les deux enfants et leur jeune mère.

L’opération aura lieu le mercredi 6 novembre 2019 à l’Hôpital Femme Mère Enfant de Lyon et sera une première pour l’établissement et l’association la « Chaîne de l’Espoir » qui accueille chaque année une douzaine d’enfants.

Le 6 novembre 2018, à Ayos, un village au centre du Cameroun, Mayah a 18 ans quand elle accouche de jumelles,  Bissie et Eyenga. Non suivie pendant sa grossesse, la jeune fille met au monde deux fillettes liées au foie et à la base du thorax. En Afrique ce genre de naissance étant synonyme de malédiction, le père abandonne la jeune maman et ses deux siamoises. Isolée, Mayah se réfugie à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé où elle et ses filles seront prises en charge et surveillées par leur bienfaiteur, le Dr Faustin Mouafo.

Certain qu’à terme les deux fillettes camerounaises ne pourraient survivre dans de telles conditions, le médecin contacte son confrère français le Pr Pierre-Yves Mure, chirurgien pédiatrique à l’hôpital Femme Mère Enfant de Bron (une commune de Lyon). Son diagnostic après scanner, laisse croire à une possible intervention, le chirurgien confie les deux petites à l’association la « Chaîne de l’Espoir ».

Aujourd’hui, Bissie et Eyenga Merveille débarquent à Lyon pour être séparées la semaine prochaine. Même si la coordinatrice de l’association qui les reçoit a prouvé son expérience à suivre et aider des enfants ne pouvant être soignés dans leur pays, cette opération sera miraculeuse. C’est la première fois que Gina Martinez coordonne une telle opération qui n’est pas sans risque : « C’est plus lourd. On va dans l’inconnu » a déclaré Gina Martinez aux confrères lyonnais.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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