Devant Sciences Po et la Sorbonne, 3 jeunes gagnent Enactus 2018 et partent pour les USA

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Leur ténacité, leur détermination et leur esprit d’entreprise ont permis à trois jeunes étudiantes de gagner trois prix de grandes valeurs dont le trophée Enactus National 2018. Dans quelques mois, aux Etats-Unis, elles vont représenter la France au concours international Enactus, Enactus World Cup.

Ces trois lauréates ont développé une application Drepacare, qui vient en aide aux malades de la drépanocytose. Une maladie qui peut devenir invalidante. Leatitia Defoi, l’une des filles du trio gagnant, est elle-même atteinte par cette maladie qui concerne le plus souvent les populations d’origine antillaise, africaine et méditerranéenne.

« Demi-Finalistes nationales 2018 » pour l’association Enactus (qui compte 3500 étudiants inscrits), Trophée de la « Social Tech challenge » et « Enactus, Championnes de France 2018 ».

Elles avaient cette rage de vaincre, comme l’ont les malades porteurs de cette maladie génitique de l’hémoglobine. En septembre dernier, toutes trois ont réussi leur master en Santé Publique, elles préparent un nouveau diplôme, celui d’étudiantes entrepreneures, qu’elles soutiendront ce lundi 4 juin 2018.

Laëtitia Defoi, originaire de Martinique, est infirmière, elle a repris ses études il y a trois ans, Anouchka Kponou, est béninoise, ingénieure en biotechnologie et Meryem Ait Zerbane, marocaine est pharmacienne. Elles ont fondé et développé ensemble, au sein de deux incubateurs, leur application Drepacare.

En juin 2017, en compagnie de leur chef de projet, la martiniquaise (ci-dessous) Cyrielle Léger,

Nous avons rencontré Leatitia et Anouchka à Paris 13 (Villetaneuse), où elles ont créé l’application Drepacare pour les malades de la drépanocytose mais aussi pour informer ceux qui ne connaissent pas ou peu, cette maladie. 

La semaine dernière, à la Porte de Versailles, les trois étudiantes qui mettent la technologie au service de la santé, sont invitées à Viva technologie le 26 mai.

Elles remportent le trophée de la « Social Tech challenge » le jeudi 30 avec « Drepacare ».

Ce jeudi encore, demi-finalistes face à trois projets « Bisibus » du Celsa Paris Sorbonne, « Easy V » de Skema Paris Business School et de « Le Baba » de Sciences Po Paris, Leatitia, Anouchka et Myriam sortent vainqueures d’une complétion qui aura été dense dans sa préparation. Deux mois d’épreuves et les trois femmes issues de la Diaspora sont championnes de France, championnes Nationales 2018.

Elles partent dès le 7 octobre 2018 pour la Silicon Valley et représenteront la France contre 36 autres pays. Cette année le concours international (Enactus World Cup) aura lieu à La Silicon Valley. Baptisée ainsi en 1971 par un journaliste local, Don Hoefler, la Silicon Valley 2.0 se situe à 40 kms au Sud-Est de la baie de San Francisco. Autrefois occupée par les Amérindiens Ohlones, l’endroit accueille aujourd’hui de nombreuses start-ups et entreprises internationales de technologies.

Un programme spécial permet aux ingénieurs qui travaillent dans les entreprises de profiter de cours à l’Université. Selon French District, la Silicon Valley 2.0 accueille des cerveaux du monde entier, c’est aussi les sièges sociaux de sociétés comme Google, Apple, Facebook, eBay, Yahoo!, Hewlett-Packard donc, SanDisk, Intel ou Adobe Systems.

En lien étroit avec l’université de la Sillicon Valley, Enactus France propose aux Etudiants de se lancer dans l’économie sociale et solidaire. Chaque année, les étudiants présentent en anglais leur projet à un jury composé d’entrepreneurs durant une compétition nationale. Cette année, Vinci, Le réseau Primavéras Crédit Agricole, Figaro classifieds, Adecco Group, Leroy Merlin, Adeo, Groupe Vitamine T, Tomorrow expedition, CPME, Dentsu Aegis et Fondation KPMG France, entre autres, figuraient dans le jury d’Enactus.

En attendant, de rejoindre les grands de la Silicon Valley, Leatitia Defoi est invitée à débattre en Martinique autour de l’inclusion professionnelle qui touche les personnes en situation de handicap.

Sponsorisée par le magazine Le Monde, l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés) organise une conférence-débat durant la matinée du jeudi 7 juin à l’Auditorium de la CCIM au 96 rue Ernest Deproge, à Fort-de-France en Martinique. La co-fondatrice, Leatitia Defoi, martiniquaise, partira le mardi 5 mai pour représenter l’entreprise qu’elle a créée avec ses amis étudiantes, Anouchka Kponou et Meryem Ait Zerbane. Trois jeunes femmes préoccupées par la maladie de la drépanocytose et qui n’ont de cesse de développer et d’améliorer leur application « Drepacare » qu’elles mettent au service des malades.

 

La drépanocytose reste encore la maladie génétique la plus répandue dans le monde : elle touche plus de cinquante millions de personnes.

La sévérité de la drépanocytose est très variable selon les personnes et au cours du temps pour une même personne. Les manifestations peuvent apparaître dès l’âge de trois mois (il n’y en a aucune avant cet âge ni pendant la grossesse). Les trois principales manifestations sont : l’anémie, les crises douloureuses, qui peuvent toucher différents organes. Les crises douloureuses sont plus fréquentes et plus graves durant la petite enfance. A l’âge adulte, d’autres complications peuvent apparaître.

L’anémie désigne un manque d’hémoglobine (ou de globules rouges) et se traduit par une fatigue excessive et une sensation de faiblesse. Lorsque l’anémie est assez sévère, le malade peut avoir des difficultés à respirer (essoufflement) et une accélération des battements du cœur (tachycardie). Les personnes atteintes sont anémiques en permanence mais s’y adaptent généralement assez bien.

La sévérité de l’anémie varie au cours du temps. Elle peut s’aggraver brutalement en cas de fonctionnement excessif de la rate ou en cas d’infections dues à l’arrêt temporaire de fabrication des globules rouges. (Source drépanocytose : Orphanet)

La SAS Drepacare fondée par Leatitia Defoi, Anouchka Kponou et Meryem Ait Zerbane est encore en développement. La jeune entreprise a mis en place une levée de fonds pour les aider à avancer dans leur projet de mettre la drépanocytose à la portée de tout un chacun. Voici leur lien : https://www.cotizup.com/drepanocytose

Heureuses elles ont posté cette vidéo, devenue virale sur le Net :

https://www.facebook.com/drepacare/videos/724779710979423/

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

Images Enactus/Drepacare