Dossier chlordécone : Appel à une manifestation importante samedi 27 février à la maison des syndicats à Fort de France

Rédigé par : Hugo Paterne, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Syndicats, mouvements, associations, partis, collectifs de citoyens … on compte pour l’heure près d’une quarantaine de regroupements décidés à participer à cette mobilisation unitaire samedi 27 février à partir de 8 heures 30 à la maison des syndicats à Fort de France. Ils contestent cet éventuel non lieu dans le dossier du chlordécone, ce qui serait perçu comme une provocation, un crime dans le crime comme l’écrivent certains d’entre eux, et ont lancé un appel pour exiger que ce dossier ne soit pas classé sans suite.

« L’heure n’est plus aux seuls gestes symboliques, elle est à l’action de masse pour conquérir notre droit à la vie » explique Révolution Socialiste.

Les juges en charge de l’instruction des plaintes déposées il y a plus de 14 ans suite à la contamination à la chlordécone ont clairement annoncé que ce dossier pourrait se solder par un non-lieu rappelle la CGTM qui poursuit :  « Autrement dit, un enterrement purement et simplement de cette affaire qui réjouirait toutes les personnes qui ont été à divers titres responsables de l’empoisonnement massif de la population de Martinique, mais aussi de Guadeloupe ».

Une telle issue constituerait un nouveau scandale. Une telle éventualité est clairement inacceptable poursuit le syndicat. La CGTM rappelle qu’elle s’est engagée dans le combat pour exiger le respect des droits liés à la prévention et à la protection des salariés de la production agricole exposé à l’usage des pesticides, mais aussi la prise en charge gratuite du suivi médical des ouvriers agricoles et leur indemnisation quant aux séquelles et à la maladie.

Selon la CGTM « L’annonce de l’éventualité d’un non-lieu constitue une raison supplémentaire de ne pas abandonner ce combat » et rappelle les points suivants :

• Patrons békés et ministres responsables doivent être poursuivis, jugés et condamnés.
• Ceux (élus, fonctionnaires) qui les ont couverts doivent répondre de leur complicité.
• Les travailleurs de la production agricole doivent être protégés
• Toute utilisation de ces produits doit être abandonnée
• Les victimes doivent être prises en charge et indemnisées.

Un collectif de citoyens – qui craint que justice ne soit pas rendue sur l’utilisation du chlordécone – tente d’alerter l’opinion publique. « Aujourd’hui, la prescription c’est une manière de dire que nos corps, nos terres, nos enfants, nos matrices, nos santés n’ont aucune valeur devant la loi française. Ainsi s’exprime t-il dans Mediapart.

Publiée par ZÉRO Chlordécone Objectif ZÉRO Poison sur Lundi 22 février 2021