Emmanuel de Raynal : « Je ne m’exprime pas en tant que béké mais en tant que Martiniquais »

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
Mots clés :

Dimanche 1er décembre, Emmanuel de Raynal était l’invité de Franck Zozor dans son émission « Politique Hebdo » sur Martinique la 1ère. Il a répondu à ses questions convaincu de la nécessité d’ouvrir des espaces de dialogue pour lever les éventuels malentendus et trouver des solutions à la terrible crise du chlordécone.

«Je ne m’exprime pas en tant que béké mais en tant que Martiniquais. Je ne me revendique pas comme tel ! », a-t-il prévenu dimanche 1er décembre, dès le début de son interview avec le journaliste Franck Zozor, dans l’émission « Politique Hebdo » sur la chaîne Martinique La 1ere.
Emmanuel de Reynal s’exprimait en tant que chef d’entreprise et avec sa casquette de membre fondateur de l’Association « Tous Créoles ».

Concernant le fossé qui s’est creusé entre la communauté « béké » et les autres Martiniquais, il a fait valoir qu’il y avait «plus de choses en commun que de désaccords».

A propos de l’arrestation des 7 militants anti-chlordécone, il a notamment souligné qu’«à ce stade, ils sont présumés innocents ».

A propos des blocages des commerces par des manifestants anti-chlordécone qui ciblent les intérêts de Bernard Hayot, il a expliqué que l’homme d’affaires martiniquais n’avait «strictement rien à voir ni de près ni de loin avec le sujet du chlordécone ». « Il s’est intéressé à la banane 10 ans après le dernier usage de chlordecone », en Martinique, a-t-il expliqué. « Je ne comprends pas pourquoi que c’est sur lui que fusent ces manifestations ».

Interrogé sur la problématique de l’eau du robinet en Martinique, il a reconnu que celle-ci était chargée de molécules toxiques dont celle du chlordécone.

Selon lui, «5.000 kms de tuyauteries sous nos sols sont démolies et dévastées ». Dans ces tuyauteries, il a été recensé 375 molécules toxiques dont celle du chlordécone, a-t-il précisé.

Emmanuel de Reynal appelle à la création d’un « vaste chantier de type Plan Marshall » afin de pouvoir garantir une potable et saine à la population.

Il s’est dit «prêt à travailler » avec toutes les bonnes volontés, citant notamment les militants écologistes.