En danger : La surpêche du lambi aux Antilles menace toujours ce strombe géant

L’exploitation du lambi ou strombe géant qui se développe essentiellement aux Antilles et en Floride et qui tient une part importante dans l’économie de certains pays de la Caraïbe, est toujours menacée. Deuxième invertébré le plus exploité dans la Caraïbe, ce mollusque (Lobatus gigas) tend à disparaître, assurent les experts, selon les chercheurs, les causes de cette régression sont imputables à la surpêche.

À Panama City, la capitale du Panama, du 30 octobre au 1er novembre 2018, quatre ans après un premier groupe de travail, une réunion a été organisée avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Union européenne, du CFMC et du Service national des pêches maritimes de l’Administration nationale des Océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA). L’objectif de cette rencontre, « pour discuter de la gestion durable et de la conservation du strombeau géant (Strombus gigas) dans les pays qui font partie de la Commission Des Pêches Pour l’Atlantique Centre-Ouest (COPACO)*.

 

« Les activités liées à l’exploitation de cette ressource contribuent à la sécurité alimentaire, à l’emploi et aux économies de plusieurs pays, notamment les Bahamas, le Belize, la Jamaïque et le Nicaragua. L’état de la ressource exige une bonne gouvernance et une gestion coordonnée afin de garantir une approche de gestion basée sur les écosystèmes, qui renforce le partenariat et la collaboration dans toute la région », a déclaré Jogeir Toppe, responsable des industries de la pêche à la FAO pour la Méso-Amérique (Amérique centrale-Antilles).

Au total, 30 experts internationaux dans les domaines de la biologie du lambi et de la gestion durable, issus des pays membres de la COPACO, ainsi que de partenaires et des organisations régionales s’étaient donnés rendez-vous.

Les discussions appelaient un renforcement « des contributions aux responsabilités et aux engagements nationaux, régionaux et internationaux en matière de gestion, de conservation et de commerce du lambi et d’espèces ou pêcheries apparentées ou en interaction dans l’Atlantique Centre-Ouest ».

« Le lambi est extrêmement vulnérable en raison de ses caractéristiques biologiques (croissance lente, migration vers des eaux moins profondes pour la reproduction et la maturation tardive), ce qui rend nécessaire la mise en place de mesures de gestion garantissant la durabilité de cette ressource », a déclaré Zuleika Pinzón, administrateur général des ressources aquatiques du Panama (ARAP) lors de l’ouverture de l’événement.

En 2014 et 2016, une première recommandation visait à l’élaboration d’un plan régional pour la conservation et la gestion du lambi ainsi que d’autres actions visant à renforcer la coopération régionale en matière de gestion durable et de commerce des espèces.

Les participants ont également examiné les moyens de renforcer les moyens de subsistance des populations qui dépendent de ces ressources en se conformant au Code de conduite pour une pêche responsable et conformément aux objectifs de gestion convenus lors de réunions précédentes.

*La COPACO, aussi connue sous le sigle WECAFC (Western Central Atlantic Fishery Commission) existe depuis depuis 1973. Son rôle est d’aider les efforts de coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources vivantes dans l’Atlantique centre-ouest. Ces avis sont consultatifs.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Source Cnnow
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