Enlevé, menacé, dépouillé, puis … jeté!

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On est mardi, à Sainte-Luce, il est 4h00 du matin. Un jeune homme, 25 ans environ, sort de boîte de nuit. Quatre personnes, dont deux armées, le forcent à monter dans une voiture sous la menace de leurs armes et l’emmènent. Le jeune homme est ensuite dépouillé puis … jeté de la voiture en marche.

On se serait cru dans un mauvais film de série B.

Comme de nombreux jeunes à cette période de l’année, un jeune homme de 25 ans, après s’être défoulé sur la piste d’une boîte de nuit bien connue, attend là son ami parti récupérer sa voiture. Un véhicule de marque Peugeot 206 arrive à son niveau avec quatre personnes à son bord. Le passager avant, muni d’une arme à feu, le braque et le force à embarquer. Ses agresseurs l’ayant séquestré prennent alors la fuite en direction de Rivière-Salée.

Durant le trajet, ces derniers le forcent à se déshabiller et le démunissent de tout bien en sa possession : vêtements, téléphone, argent, bijoux … tout y passe, ou presque; le jeune homme ne gardera que son pantalon.

C’est dans le secteur  de Petit-Bourg, pendant que leur véhicule roule encore, que les malfaiteurs vont carrément éjecter la victime.
Non satisfaits de ce qu’ils viennent d’accomplir, ces derniers descendent alors du véhicule et lui assènent au moins un coup de crosse. Sentant sa vie menacée, le jeune homme parvient à se relever et à s’échapper en courant.

Dans sa fuite, il entend quatre détonations derrière lui, sans savoir si elles sont tirées dans sa direction. Il trouve alors refuge à la station de Rivière-Salée où et réussira à alerter les autorités.

Les gendarmes interpelleront deux suspects.

La section de recherches de la gendarmerie saisie des faits identifiera assez rapidement deux des lascars. L’un d’eux est déjà connu de la justice.
Quelques jours plus tôt, une patrouille de la gendarmerie mobile aurait contrôlé une voiture qui pourrait correspondre.
Dans les locaux de la gendarmerie, la victime reconnaîtra deux individus sur planche photographique.

C’est ce jeudi, au lever du jour, avec le concours du Groupement de Peloton d’Intervention, que les effectifs de la compagnie du Marin et la brigade du François,  vont interpeler deux des quatre suspects dans cette affaire.

Âgés de 20 ans, les suspects seront arrêtés à leur domicile, au François. Chez l’un d’entre eux, les gendarmes saisiront deux armes de poing et de nombreuses munitions de calibre 9mm. Placés en garde à vue, ils ont été déférés hier au parquet de Fort-de-France. Mis en examen par le juge d’instruction, ils ont été présentés au juge des libertés et de la détention.

L’un des acteurs présumés de ce mauvais court métrage déclarera, en ces termes : « Ce n’est pas moi, les gendarmes se sont trompés » Me Hyronimus est catégorique : « Il a un casier vierge, a toujours travaillé. Les faits sont très graves mais il serait encore plus grave de priver de liberté quelqu’un qui n’a rien à voir dans ce dossier. La victime a simplement dit que le conducteur lui ressemblait. Sa voiture est une « 2 portes » , ça ne correspond pas. » La juge, lui, optera pour un placement sous contrôle judiciaire, avec plusieurs obligations.

Le second protagoniste, défendu par Me Fred Germain, déjà connu, lui, de la justice, reconnu formellement et détenteur d’armes à son domicile, sera sans surprise aucune placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos.

Les investigations se poursuivent pour retrouver les autres malfrats dans cette affaire.

Photo d’illustration : google image

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