Eric Baray : « Mettre les bouchées doubles et rentrer en Martinique »

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[Mise à jour le 04 avril 2013]

Malgré toutes ses difficultés le skipper martiniquais n’a pas l’intention d’abandonner la course. Eric Baray est un homme de courage et demeure un marin de qualité. Il tient à reprendre la mer pour rejoindre son île natale où les martiniquais l’attendent de pied ferme.

Il va sans dire qu’Eric aura bien du mal à rattraper son retard de plusieurs jours. Selon le règlement Eric aura 9 jours pour rejoindre la Martinique après l’arrivée des autres skippers sinon il sera disqualifié au classement général.

Mais quand il arrivera nous serons tous là pour l’accueillir à Fort-de-France.

[Publié le 02 avril 2013]

Eric Baray (Tektôn – AGM/Région Martinique) devrait repartir demain soir ou jeudi matin

Joint en début d’après-midi par Gilles Chiorri, directeur de course, le skipper Martiniquais a expliqué que son bateau était prêt à repartir, mais qu’il attendait un nouveau boîtier de pilote automatique, les précédents étant hors service. Il devrait repartir au plus tôt mercredi soir, au plus tard jeudi matin. Eric, malgré une légitime frustration, semble plus motivé que jamais à rallier La Martinique le plus rapidement possible, même si au classement général il est toujours dernier.

Témoignage touchant d’Eric ce jour, interviewé par la Direction de la Course Transat Bretagne Martinique

Crédit photo : Eric Baray

Nous avons fait les tests par rapport au moteur et au vérin. Il y a deux boîtiers dont un qui est mort. Le boîtier doit arriver mercredi, nous le monterons et je devrais repartir mercredi soir ou bien jeudi matin. Je suis là en attente, le bateau est prêt à repartir et j’attends de pouvoir mettre les bouchées doubles et rentrer en Martinique. Au moment où je vous parle, j’ai deux jours pour toucher les alizés et je devrais avoir 25 nœuds. La logique pour moi serait de faire 250 milles par jours. 10/11 jours cela devrait être possible. Depuis l’âge de 7 ans je suis en mode course, je suis à quai mais je bous d’impatience de repartir. J’ai envie d’être en mer. Il y a peut-être un manque de préparation, du moins une préparation tardive dû au montage du projet un peu juste. Mais à la limite, nous aurions peut-être du faire « tourner » l’électronique en permanence. La première fois que j’ai fait demi-tour le pilote marchait très bien. Ça aurait pu lâcher à n’importe quel moment, on ne peut pas le savoir. »

Tenez aussi fermement que moi à l’idée que je fais le maximum pour être avec vous et merci. Il y aura d’autres courses mais ça fait partie du jeu. C’est comme le Vendée Globe, après 4 ans de préparation, le jour J ça peut casser. À l’image de Kristin qui a perdu son mât, je lui dis bravo, sa situation est peut-être pire que la mienne, ça peut arriver, c’est la vie. Il y en aura d’autres, moi je ne lâche pas, donc ne lâchez pas !