Esclavage Crime contre l’Humanité : 22 Français ont voté contre le texte du Parlement UE

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France
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Sur les 140 eurodéputés qui ont voté le 19 juin dernier au Parlement européen contre la reconnaissance de l’esclavage comme « Crime contre l’Humanité », on retrouve 22 Français, issus de la liste soutenue par Marine Le Pen, révèle ce mercredi 2 juillet le journal Libération, citant le nom de tous les opposants français.

« On y retrouve 22 des 23 élus issus de la liste soutenue par Marine Le Pen lors des élections européennes de 2019 » souligne Libération, qui cite : «Jordan Bardella, Hélène Laporte, Thierry Mariani, Dominique Bilde, Hervé Juvin, Joëlle Mélin, Nicolas Bay, Virginie Joron, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Gilles Lebreton, Maxette Pirbakas, Jean-François Jalkh, Aurélia Beigneux, Gilbert Collard, Julie Lechanteux, Annika Bruna, Jérôme Rivière, France Jamet, André Rougé, Mathilde Androuët, Jean-Lin Lacapelle. Philippe Olivier n’a pas participé au vote. »

Le 19 juin dernier, le Parlement européen a adopté une résolution qui « permet aux députés de faire connaître une de leurs positions ou d’enjoindre les institutions à agir » contre les injustices du passé et les crimes contre l’humanité commis contre les personnes noires, les personnes de couleur et les Roms. »

D’après les détails du vote disponible sur le procès-verbal, il s’agit de 71 membres du groupe auquel appartient le RN, Identité et démocratie (ID), 18 élus du groupe des Conservateurs et réformiste (ECR), 13 députés du Parti populaire européen (PPE), et deux non inscrits», précise Libération après enquête.

« C’est donc l’extrême droite qui s’est principalement opposée à l’adoption de cette résolution », relève le journal selon lequel «on ne retrouve pas d’autres Français parmi les opposants à ce texte ».

« A noter que les 8 eurodéputés s’étant présentés en 2019 sur la liste de l’Union de la droite et du centre et appartenant aujourd’hui au groupe PPE se sont abstenus », constate Libération.
Dans ce texte symbolique, les eurodéputés reprennent le slogan «black lives matter» (la vie des Noirs compte), soutiennent les manifestations, et condamnent le racisme et le «suprémacisme blanc».

Le Parlement européen « déclare que l’esclavage est un crime contre l’humanité et demande que le 2 décembre soit désigné Journée européenne de commémoration de l’abolition de la traite des esclaves». Il invite «les institutions et les Etats membres de l’Union européenne à reconnaître officiellement les injustices du passé et les crimes contre l’humanité commis contre les personnes noires, les personnes de couleur et les Roms»