Evacuation de 743 personnes lors du démantèlement d’un squat à Cayenne

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Guyane
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La Police Nationale a participé à l’évacuation de 743 personnes de la zone d’habitat illégal dite de « la Mâtine » à Cayenne Guyane, plus vieux bidonville de cette commune, en application de la loi ELAN de 2018.

Cette loi donne des pouvoirs particuliers au Préfet à partir du moment où l’ARS constate l’insalubrité d’une zone et la Police Nationale sa dangerosité en termes de délinquance. Ces deux conditions réunies permettent au Préfet de prendre un arrêté d’évacuation de la zone.

Le mardi 24 septembre à partir de 7h30, l’ensemble de la Compagnie Départementale d’Intervention sous les ordres de ses officiers et gradés, la Brigade Motorisée Urbaine, le service de gestion opérationnelle, l’Etat-Major de la DDSP, la Police Aux Frontières et l’escadron de gendarmerie mobile en renfort de la ZSP, ont participé à l’application de cet arrêté préfectoral en évacuant les personnes, puis en accompagnant et sécurisant les moyens de destruction mis en œuvre.

La Police municipale de Cayenne était également présente en nombre sous l’autorité de son directeur.

Au total, plus de cent militaires et fonctionnaires étaient sous les ordres directs du Directeur Départemental de la Sécurité Publique et de son adjoint, en charge de la partie sécurité publique.

Les services sociaux étaient également présents afin d’organiser le relogement de certaines familles sous la houlette de la Préfecture de la Guyane et de la Mairie de Cayenne, ainsi que des personnels d’EDF, du SDIS, et une équipe de déménageurs et conducteurs d’engins. Les pompiers ont d’ailleurs dû largement s’employer suite à des incendies assez importants mais circonscrits.

Le succès de cette opération est dû à la préparation et au travail de chacun des participants coordonnés par M. le Directeur de cabinet de M. le Préfet.

D’autres opérations suivront en Guyane et à Cayenne en particulier, et les services de sécurité veilleront à empêcher des réinstallations sauvages.

Sources : Police de Guyane