Exposition : « Du réel à l’imaginaire »

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A partir d’aujourd’hui (24 juin) et ce, jusqu’au 11 aout, l’exposition « Du réel à l’imaginaire » se tient à la Fondation Clément, au François. Elle réunit quatre artistes dominicains contemporains : Toño Arias Peláez, Patricia Castillo Patatus, José Pelletier et Fermín Ceballos.

Le projet d’exposition « Du réel à l’imaginaire » résume la pluralité de l’art contemporain dominicain à travers les œuvres de quatre artistes représentatifs du travail actuel : Toño Arias Peláez (photographe), José Pelletier (peintre), Fermín Ceballos (peintre, sculpteur, installateur et artiste de performances) et  Patricia Castillo Patutus (installatrice). Ces quatre artistes interrogent les modalités du dialogue entre vie et au-delà, entre sensible et immatériel, entre lumière et ombre, entre noir et blanc, entre transparences et opacités.

Ces artistes vous invitent à partager leurs visions et leurs réflexions sur les paradoxes de la postmodernité. Ils nous proposent de nouvelles approches de concepts tels que la mort, l’angoisse, la vie et le cosmos. Ils nous incitent à voir ce qui n’est pas visible, ce qui n’est pas apparent, ce à quoi nous donnons forme dans notre esprit et notre intellect, et qui éveille notre sensibilité.

Toño Arias (1956) Peláez est arrivé à l’art photographique via l’architecture et l’anthropologie. Ce n’est pas un simple partisan de la photographie « artistique », mais un passionné d’investigation, et un inconditionnel de la photographie documentaire. Ce positionnement, loin de départir son travail des concepts esthétiques, lui apporte une rigueur technique, une valorisation qualitative particulière et une systématisation qui occupent une part importante dans son travail. Tout au long de sa carrière artistique, Arias Peláez a photographié les espaces, traditions, rites, fêtes et personnages dans des moments clés, l’œil droit rivé à son appareil photo.

José Pelletier (1976) remet en question la réalité, l’évident observable et désiré, face à ce qui est imposé, aux déformations, aux agressions et à l’angoisse existentielle dans des portraits grand format. Ses tableaux représentent des humanoïdes aux yeux exorbités, mutilés et plongés dans le silence. Ce sont des pièces d’une grande force gestuelle et expressive, créées par la juste association de lignes et de couleurs, de plans et de gestes, de néo-expressionnisme et de graffitis.

Fermín Ceballos (1978) a une approche particulière du paysage et de la pluie. Cet artiste aux multiples facettes, aussi à l’aise et talentueux lorsqu’il pratique le dessin que la peinture, la céramique, la sculpture et la performance, nous offre un ensemble exquis. L’orage est un thème essentiel dans la peinture de Ceballos, depuis sa première exposition individuelle, inspirée par les conséquences de l’ouragan Georges sur notre pays (1998). Son travail fait l’éloge de la pluie, et les gouttes deviennent des éléments qui en définissent le rythme et la poétique.

Patricia Castillo Patutus, installatrice qui intègre l’univers artistique dominicain au tournant des années 2000, vient compléter l’équipe de l’exposition « Du réel à l’imaginaire » avec trois œuvres dans lesquelles elle continue de dérouler le langage de fils et de vibrations chromatiques qu’elle a montré dans ses dernières présentations. Diplômée de l’Escuela de Diseño de Altos de Chavón (école de dessin), Patutus utilise un langage résolument contemporain (éphémère, recyclé, conceptuel, offrant de nombreuses possibilités de lecture) dans des œuvres qui abordent l’espace comme un ensemble de rythmes et de vibrations réels et imaginaires, tout