« Ferme-la Véran » : La colère de la maire d’Aix-en-Provence contre le ministre de la Santé qui a placé sa ville en « alerte maximale » Covid

Les élus d’Aix en Provence et de Marseille ne décolèrent pas après les mesures très strictes prises par le ministre de la Santé, Olivier Véran de placer leur région en « zone d’alerte maximale ».

Face à une remontée du taux d’incidence à Aix, Marseille et en Guadeloupe, le ministre de la Santé a annoncé ce mercredi 23 septembre des mesures très strictes dans ces deux régions, désormais placées en « zone d’alerte maximale ». Cela entraîne la fermeture totale des bars et des restaurants à partir de samedi. Les autres « établissements recevant du public » vont aussi être fermés, sauf ceux qui ont un « protocole sanitaire strict », comme les théâtres, les musées ou les cinémas.

Ces mesures ont suscité l’incompréhension et la colère chez de nombreux élus et responsables économiques.

La maire d’Aix, qui n’a pas mâché ses mots, a laissé éclaté sa colère.
Interrogée par La Provence après les annonces du ministre de la Santé, Maryse Joissains a dénoncé les mesures imposées dans sa ville. « Ça va trop loin », a-t-elle commenté.
« Leur rôle (au gouvernement) est de protéger, de prévenir, voire de sanctionner, mais pas d’instaurer un climat anxiogène comme cela! Les gens ne vont plus vouloir mettre leurs enfants à l’école, les commerçants vont faire faillite! Il faut calmer les gens, ils font tout le contraire… Là, on dérape, moi je dis : ferme-la, Veran! La haute administration est en train de devenir folle. », a-t-elle fustigé.

Sur BFM, idem pour la maire de Marseille, Michèle Rubirola, qui s’est déclarée ce jeudi « en colère ». « C’est l’incompréhension la plus totale », a-t-elle déclaré, déplorant l’absence de « concertation ». « C’est inadmissible », a-t-elle asséné.

Sur France Info, Michèle Rubirola s’est montrée dubitative quant à l’efficacité de ces mesures perçues comme des sanctions. « Une mesure santé ne peut être efficace que si elle est acceptable dans la population […] Je ne sais pas s’il y aura une adhésion à ces mesures », a-t-elle estimé, allant jusqu’à parler de sanctions pour les Marseillaises et Marseillais.

Face a cette levée de boucliers, la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, Olivia Grégoire, a promis ce jeudi 24 septembre le soutien de l’État aux bars, restaurants et salles de sport contraints de réduire leurs amplitudes d’ouverture, voire de fermer totalement dans la métropole d’Aix-Marseille et en Guadeloupe.

« Je vais le dire simplement mais fort : l’Etat n’abandonnera pas ceux qui vivent aujourd’hui ces moments extrêmement difficiles », a-t-elle déclaré sur BFM Business. Elle a notamment annoncé le maintien des aides pour les entreprises concernées.