France-Antilles : La dernière Une des quotidiens ce samedi 1er février

Ce jeudi 30 janvier, le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a prononcé, la liquidation judiciaire du groupe de presse France-Antilles, éditeur des quotidiens de France-Antilles Guadeloupe, France-Antilles Martinique et France-Guyane, sans poursuite d’activités pour toutes les sociétés du groupe détenues par AJR Participations (excepté les radios cédées à Phili Kelsch). Les dernières sortent ce samedi.

Ce samedi 1er février France-Antilles Martinique et Guadeloupe sortent leurs derniers numéros. Alors qu’en Martinique c’est un grand « Merci » sur un fond rouge vif qui illustre la dernière Une, en Guadeloupe, c’est le noir qui domine avec l’inscription, « 1965-2020, c’est fini »

En Martinique, les salariés donnent un ultime rendez-vous à ses lecteurs à l’accueil du journal à Fort de France. « La dernière Une est là  Retrouvez-nous demain dans les kiosques … Un ultime rendez-vous et une façon de vous dire merci ! Nous serons aussi, à l’accueil de France-Antilles avec nos Grands Témoins, bon Manjé, Créola et supplément Formations » ont-ils indiqués.

En Guadeloupe, le produit de la vente de cette édition collector sera reversé aux 96 salariés de Guadeloupe. « Merci à tous pour ces 55 années de partage » écrivent les salariés. En Guyane, ils précisent que « la liquidation signe aussi la disparition du site internet www.franceguyane.fr ».

Plusieurs personnalité ont réagi suite à cette décision du tribunal. Dans un communiqué, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et Franck Riester ministre de la Culture, regrettent que « la mobilisation d’investisseurs privés, aux côtés d’un soutien exceptionnel de l’État, n’ait pas été suffisante pour permettre un projet de reprise. »

Franck Riester, ministre de la Culture et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, prennent acte de cette décision et regrettent que la mobilisation d’investisseurs privés, aux côtés d’un soutien exceptionnel de l’Etat, n’ait pas été suffisante pour permettre un projet de reprise.

Depuis le placement en redressement judiciaire du groupe, à la suite d’une cessation de paiement, le 25 juin 2019, l’Etat a multiplié les initiatives afin de permettre à France-Antilles de construire et de financer un plan de redressement.

L’existence d’une presse pluraliste et diversifiée sur tout le territoire national est une exigence démocratique et le Gouvernement continuera à se mobiliser avec force en ce sens.

Franck Riester, ministre de la Culture, et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, suivront avec la plus grande attention les conséquences sociales de cette liquidation judiciaire et l’accompagnement qui sera apporté aux 250 salariés du groupe France-Antilles.

Ils réaffirment leur mobilisation pour qu’existe une presse locale aux Antilles et en Guyane et plus généralement accompagner toutes les initiatives qui pourront contribuer à faire vivre le pluralisme de la presse et de l’information dans les territoires ultramarins.