« Gaspillage de fonds publics » : La ville du Lamentin en ligne de mire

Daniel Marie-Sainte

Une décision prise lors du récent conseil municipal de la ville du Lamentin interpelle Daniel Marie-Sainte.

En effet, lors de la séance publique du Conseil Municipal du jeudi 25 septembre 2014, les élus de la majorité se sont octroyé, selon lui, des « indemnités supplémentaires »!

Mettant en avant un déficit des comptes de la ville à hauteur de 2.400.000 € au 31 décembre 2013, il rappelle que le maire du Lamentin a décidé d’augmenter les taux des impôts de + 15,64%, ainsi que les taux de la taxe communale d’aménagement, ce, de +300 % dans certains quartiers.

Selon Daniel Marie-Sainte, Conseiller Municipal du Lamentin et Chef du groupe du Rassemblement Populaire Lamentinois, en dépit de cet accroissement de la pression fiscale imposée aux contribuables lamentinois, « les élus de la majorité du conseil municipal du Lamentin se sont octroyés, ce jeudi 25 septembre, des indemnités de missions sans limites ».

Selon lui, indifféremment des protestations des élus de l’opposition, « les montants de frais, qui seront remboursés aux élus mis en mission, n’ont pas été plafonnés ».
Il déclare que « l’élu en mission peut dépenser le montant qu’il veut pour son hébergement et sa restauration, il sera remboursé sur présentation des factures quelque soit leur montant! »

Le Conseiller municipal continue en indiquant que « plus grave encore, la majorité municipale, lors de la même séance, a voté des indemnités supplémentaires substantielles au maire en sa qualité de président de la SEMAVIL et aux autres élus de la majorité qui administrent la SEM ».
Jugeant de telles décisions indécentes, voire même choquantes, Daniel Marie-Sainte rappelle qu' »il est établi que la mauvaise gestion du président de la SEMAVIL l’a conduite à la faillite et à sa mise en redressement judiciaire ». Qu' »à cause de ce sinistre financier, les salariés de l’hôtel Diamond Rock, près d’une centaine, ont perdu leur emploi », et que « le Conseil Régional et la CACEM ont dû voler au secours de la SEMAVIL à coup de fonds publics pour espérer un sauvetage de l’entreprise ».

Le Chef du groupe du Rassemblement Populaire Lamentinois et ses partisans se posent alors la question suivante :
« Comment comprendre que le Maire du Lamentin qui perçoit déjà ses indemnités de Maire et celle de vice-président de la CACEM, ainsi que les autres élus qui perçoivent déjà des indemnités d’adjoints au maire, n’aient pas renoncé aux indemnités versées par la SEMAVIL? »