Guadeloupe / Hydroxychloroquine : 3 parlementaires et 6 médecins saisissent le Conseil d’Etat

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Publié dans : Actualites, Guadeloupe
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Guadeloupe : Trois parlementaires et six médecins ont saisit en urgence le Conseil d’Etat afin d’obtenir que les médecins puissent prescrire et administrer à leurs patients des traitements à base d’hydroxychloroquine avant leur hospitalisation dans un état grave suite à leur contamination par le COVID19.

Cette requête en référé libéré contre l’Etat intervient après le rejet par le Conseil d’Etat d’une précédente requête du syndicat guadeloupéen Ugtg sur cet aspect mais aussi d’autres tels que le dépistage systématique et la fourniture de matériels de protection contre le coronavirus.

« Par le présent recours, les requérants demandent au Conseil d’Etat, d’enjoindre à l’Etat d’autoriser les médecins libéraux à prescrire et administrer à leurs patients atteints du Covid-19 les spécialités contenant de l’hydroxychloroquine », lit-on dans la requête en référé libéré des trois élus socialistes et des six médecins en date du 10 avril.

Le 25 mars 2020, le Premier ministre, Edouard Philippe, a pris des mesures relatives à l’hydroxychloroquine visant à en limiter sa prescription par les médecins et sa délivrance par les pharmacies.

« Ces mesures, très attentatoires à la liberté de prescription des médecins, laissent ces derniers et leurs patients démunis, au moins tant que les malades ne sont pas dans un état de santé gravement obéré conduisant, en urgence, à leur hospitalisation », déplorent les plaignants dans leur argumentaire auprès du Conseil d’Etat.

« Et ce alors même qu’à ce jour, aucun autre traitement efficace n’a été mis en lumière, autre que l’association de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine, pratiquée dans différents établissements, et en particulier au sein de l’IHU – Méditerranée Infection de Marseille », ajoutent-ils.

« Il convient de permettre aux médecins généralistes de Guadeloupe d’alléger le fardeau qui va peser sur le seul CHU de l’archipel, et qui risque, à très brève échéance, de devenir insupportable », expliquent-ils.

Ils font valoir qu’ «en l’absence d’alternative thérapeutique connue à ce jour, les médecins généralistes pourront tenter de soigner les patients atteints du Covid-19 en leur
proposant un traitement comprenant de l’hydroxychloroquine, afin de limiter le développement de formes graves de la maladie. »

Ils ajoutent que « bien entendu, de telles prescriptions devront être accompagnées d’un suivi des patients ainsi traités, afin de repérer d’éventuels effets secondaires ».
De son côté, le sénateur Victorin Lurel a expliqué dans un tweet qu’il s’agissait de : «défendre la liberté de prescription, la liberté de délivrer des médicaments en pharmacie d’officine et de lutter contre toutes inégalités de traitement infligées aux patients ».

Voici la liste dès neuf plaignants : Monsieur Victorin LUREL sénateur Ps, conseiller régional, Monsieur Albert AIRA, médecin généraliste, Monsieur Mickaël MALESPINE, médecin généraliste, Madame Hélène VAINQUEUR-CHRISTOPHE, députée Ps de la Guadeloupe, pharmacienne d’officine, Madame Victoire JASMIN, sénatrice Ps, Monsieur Victor SFEIR, médecin, exerçant son activité au Centre hospitalier de Basse Terre (CHBT), Monsieur Alex RUART, médecin, exerçant au sein du Centre Médico-social, Basse-Terre, Monsieur Frédéric LECAPLAIN, médecin, Monsieur Romain LEROY, médecin.
Leur avocat : La SCP DELAMARRE ET JEHANNIN.