Guadeloupe : Le Conseil d’Etat confirme la mise en quatorzaine stricte pour tout arrivant sur le territoire

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Guadeloupe
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Le Conseil d’Etat a confirmé, mardi 5 mai, un jugement du Tribunal administratif de Guadeloupe selon lequel il appartient au préfet de prendre toutes dispositions nécessaires pour limiter la propagation du COVID19 dont le placement en quatorzaine stricte de toute personne entrant sur le territoire de la Guadeloupe.

Par ordonnance du 20 avril 2020, le juge, en référé liberté, du tribunal administratif de la Guadeloupe avait débouté l’ordre des avocats qui demandait la suspension de l’application d’un arrêté pris par le préfet de la Guadeloupe le 14 avril 2020 pour placer en quatorzaine stricte les personnes entrant par voie aérienne sur le territoire de la Guadeloupe en provenance de Paris, de Fort-de-France et de Cayenne, hors cas de transit, dans des structures dédiées.

L’ordre avait alors saisit le Conseil d’Etat faisant valoir « l’atteinte aux libertés fondamentales, notamment celle d’aller et venir et arguait du renforcement du système de soins en Guadeloupe ces dernières semaines et de l’existence de mesures de protection déjà en vigueur.
En réponse, le préfet avait estimé que plus de la moitié des cas de Covid19 confirmés sur l’archipel étaient imputables aux arrivées de l’extérieur.

Depuis le 16 avril, une quatorzaine contrôlée dans un hébergement dédié est mise en place pour tous les arrivants en Guadeloupe dans le cadre de la lutte contre la propagation du COVID19.

Les arrivants de Cayenne, Fort-de-France et de Paris, qui ne sont pas en transit, sont conduits dans un lieu d’hébergement dédié où il ne leur est pas possible de recevoir de visite ni de sortir durant quatorze jours.

Après avis du Conseil scientifique, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, avait décidé décidé d’appliquer cette quatorzaine contrôlée dans un hébergement dédié pour tous les voyageurs qui arrivent sur les territoires et départements ultramarins.

Un suivi sanitaire leur est imposé sous le contrôle de l’agence régionale de Santé.
Ces dispositions découlent de l’arrêté ministériel du 21 mars dernier qui précise que les seuls déplacements autorisés par transport aérien doivent relever soit d’un motif impérieux d’ordre personnel et familial, soit d’un motif de santé relevant de l’urgence, soit d’un motif professionnel ne pouvant être différé.

Elles renforcent l’arrêté préfectoral du 25 mars qui prévoit un confinement strict dans le lieu de résidence déclaré par l’arrivant.