Guyane : Un nouveau projet de méga-mine d’or à ciel ouvert, met la biodiversité en danger, selon des ONG

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Guyane
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En plein confinement, le nouveau projet de méga-mine à ciel ouvert de la compagnie Espérance a reçu le feu vert de la commission des mines, alors que ses dirigeants sont poursuivis par le parquet de Cayenne pour pollution environnementale, lit-on dans une tribune, passée inaperçue et publiée la semaine dernière dans le journal Libération, par un collectif d’ONG.
Le collectif « d’Or de question » demande l’arrêt immédiat du projet et un moratoire sur l’exploitation minière industrielle en Guyane.

Une région d’une biodiversité exceptionnelle situé à quatre heures de pirogue de Saint-Laurent de Maroni

Après le projet abandonné de La Montagne d’or, ce nouveau projet d’exploitation d’or pourrait voir le jour à une trentaine de kilomètres de là. Le projet Espérance d’une mine d’or à ciel ouvert de taille industrielle se trouve dans une région d’une biodiversité exceptionnelle situé à quatre heures de pirogue de Saint-Laurent de Maroni, dénonce le collectif.

Un trou de 1,5 km de large et de 300 mètres de profondeur en plein milieu de forêt amazonienne : le projet ressemble à s’y méprendre à celui de la «Montagne d’or».
Les porteurs du projet, le géant américain Newmont Mining et son partenaire local, la Compagnie minière d’Espérance promettent de créer au moins 220 emplois directs et autant d’emplois indirects. Fin avril, la commission départementale des mines a donné son feu vert à ce projet.

L’activité minière intensive développe des «conditions parfaites» pour la propagation des maladies de la faune aux humains

Dans leur tribune les opposants fustigent les industriels miniers de Guyane qui, même en temps de confinement, « continue selon la doctrine business as usual. Un modèle « du profit à court terme, de la marchandisation du vivant». Ils rappellent que la crise du Covid-19 est directement liée à la destruction de la biodiversité et des habitats des espèces sauvages par les activités humaines. Et ils soulignent que 360.000 hectares de forêt primaire sont menacés par l’industrie minière si aucun coup d’arrêt n’est décidé en Guyane.

« L’activité minière intensive développe des «conditions parfaites» pour la propagation des maladies de la faune aux humains, selon l’Ipbes. La pandémie de coronavirus révèle les failles et les limites de notre système, » assure le Collectif.