« Il faut qu’on sorte une Miss Martinique métissée » : L’ex-chargé des relations publiques balance sur les coulisses du comité

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Après son droit de réponse suite à son éviction surprise du comité Miss Martinique, Stéphane Magdelonnette, ex-Responsable des Relations Publiques balance sur les coulisses du comité. Dans son viseur, le nouveau directeur de la délégation, Michel Limol.  Ce dernier lui aurait confié dans un audio (ci-dessous), « il faut qu’on axe plus à sortir une Miss métissée », pour avoir plus de chance de briller à l’élection Miss France. Déjà l‘an dernier, une polémique est apparue concernant les cheveux crépus de certaines candidates.

 

Dans son récit , ci-dessous, Stéphane Magdelonnette, l’ex-chargé des relations publiques du comité Miss Martinique pointe également du doigt les nombreux dysfonctionnements au sein du comité ainsi que les difficultés rencontrées par l’actuelle Miss Martinique Ambre Bozza :

Pour participer à l’élection de Miss Martinique il faut avoir différents critères comme par exemple l’âge (18 à 24 ans) et la taille (minimum 1m70).

René Joachim, président de la délégation Miss Martinique a validé les postes de Miguel Limol : chargé de communication, des relations partenaires, médias et financements et directeur de la délégation Miss Martinique. Il accumule des responsabilités.

Miguel Limol avait présenté un thème pour l’élection de Miss Martinique 2019 : « Martinique, entre sucre et métissage » mettant surtout l’accent sur les distilleries de l’île. Je n’ai pas compris ce choix sachant qu’une Miss ne doit pas être associée à l’alcool. Selon lui Miss Martinique doit être métisse pour avoir plus de chance de briller à l’élection de Miss France. Ce type de conviction est inadmissible. D’ailleurs René Joachim a orienté les votes de certains membres du jury en les rencontrant la veille de l’élection de Miss Martinique 2019….

Miss Martinique ne doit pas être choisie par rapport à sa couleur de peau. Elle mérite son titre grâce à plusieurs éléments : sa démarche, son élocution, sa culture générale….

L’an dernier une polémique est apparue par rapport au lissage/défrisage des cheveux de certaines candidates. Elles ont eu une conversation houleuse avec Roger Volny-Anne (professeur de maintien) qui voulait imposer un relooking capillaire. Il aurait employé des mots blessants.

Miguel Limol préférait s’occuper de l’image de ses propres partenaires au lieu de favoriser la valorisation de l’élection de Miss Martinique 2019. De nombreux journalistes (Martinique la 1ère, France-Antilles) me demandaient des informations concrètes. Il n’a pas proposé de plan de communication pour Ambre Bozza. Donc j’ai du prendre le relais à la dernière minute pour assurer la promotion en métropole de notre ambassadrice. D’ailleurs sa cote de popularité a pu accroître grâce à différentes actions : prise en charge d’un shooting photos, rencontre avec des responsables de la Croix-Rouge, interviews.

Les parents d’Ambre ont dû payer son billet d’avion (ils n’ont toujours pas reçu la somme dépensée. René Joachim leur a donné un chèque sans provision) pour se rendre sur Paris au mois de novembre 2019. En effet elle devait rejoindre les autres prétendantes au titre de Miss France 2020. Ils ont pris aussi en charge son hébergement et ses repas.

Louis Crusol, personnalité publique, ainsi que d’autres individus étaient dans le fan club d’Ambre. Ils ont décidé d’aller à Marseille pour soutenir Miss Martinique lors de l’élection de Miss France. René Joachim leur a vendu des « billets gratuits » pour assister à l’élection. De plus il a exigé des versements en espèces.

Miguel Limol et René Joachim ont menacé Ambre : ils ont évoqué une possible destitution. Il s’avère que Miss Martinique 2019 n’est plus encadrée par sa délégation. Donc elle doit chercher ses manifestations/partenariats. Elle mérite de profiter un minimum de son année de règne.

L’association Miss Martinique et Tourisme (à but non lucratif) devait verser à Miguel Limol une commission sur la subvention validée par la Collectivité Territoriale de la Martinique et le Comité Martiniquais du Tourisme.

Stéphane Magdelonnette

Photo : Thierry Cayau